De 70 à 476 (Chute de l'Empire romain)
Octobre 70 à juin 71
En 69, lorsque Vespasien devient empereur, il laisse son fils Titus terminer la guerre.
Le fils de Vespasien, Titus revient à Rome célébrer sa victoire de Judée.
Il distribue de l’argent au peuple en son nom et celui de son père.
L’arc commémoratif érigé l’arc de triomphe représente son char tiré par un quadrige.
Il représente le cortège avec le butin pillé du second Temple de Jérusalem dont le chandelier à sept branches, la table des pains de proposition et les trompettes sacrées.
Selon Flavius Josèphe, les Romains firent 97 000 prisonniers et 1 100 000 personnes périrent durant le siège de Jérusalem.
Le Temple est pillé et prisonniers et butin sont exposés aux Romains lors du triomphe de Titus, représenté sur l'arc de Titus à Rome.
73
Décès de Yohanan ben Zakkaï, connu aussi sous l'acronyme Ribaz.
Né en -47, aurait vécu cent vingt ans.
La naissance du judaïsme rabbinique
Témoin de la prise de Jérusalem et de la destruction de son Temple par l'armée romaine de Titus, fils de l'empereur Vespasien.
En sa qualité de Nassi, il initia d'importantes réformes qui fondèrent le judaïsme rabbinique et fut aussi le promoteur de l'académie talmudique de Yavneh qui permit la perpétuation du judaïsme après la destruction du Temple de Jérusalem.
On doit à Yohanan ben Zakkaï les fondations du judaïsme rabbinique.
Il y recrée une sorte de Sanhédrin, qui détermine le calendrier religieux et son enseignement est à la base de la Halakha.
Le sacrifice au Temple étant impossible, il centre le judaïsme sur l'enseignement et la pratique de la Torah.
Grâce à son œuvre, le judaïsme d'Erets-Israël où est fixé le calendrier accepté par toutes les communautés, reste central pour la diaspora.
Avec ses disciples, il continue l'œuvre des Tannaïm.
Ses successeurs sont Gamaliel II avec Eleazar ben Azaria puis Rabbi Yehoshoua ben Hanania.
Avec leurs nombreux disciples et surtout Rabbi Akiva dont l'école était situé à Bnei Brak, aujourd'hui un faubourg de Tel Aviv, ils jouent un rôle prépondérant dans l'élaboration de la Mishnah et du Talmud dit de Jérusalem.
Les disciples de Yohanan ben Zakkaï qui enseignaient, étaient appelés, rabbi (mon maître), Rabban étant réservé au plus éminent des maîtres.
Les synagogues se transforment, de lieux de réunions, elles deviennent des lieux de prières, la prière remplaçant le sacrifice au Temple.
02 mai 73
Chute de Massada aux mains des Romains, après 7 mois de siège.
Dernier combat des Juifs à Massada
La forteresse de Massada tombe aux mains des légionnaires.
C'en est fini de la première guerre juive contre la domination de Rome.
Construite au IIe siècle av. J.-C., au temps des Maccabées (ou Asmonéens), la forteresse de Massada surplombe de 400 mètres les rives sauvages de la mer Morte.
C'est le dernier îlot de résistance juive à l'occupation romaine.
Des membres de la secte extrémiste des zélotes s'y réfugient après avoir fait régner la terreur dans le pays.
Armés d'un poignard, ils avaient coutume d'assassiner leurs compatriotes suspectés de collaboration avec l'occupant.
On les avait surnommés pour cette raison « sicaires », du latin sica, qui signifie poignard.
Au nombre d'un millier, avec leurs femmes et leurs enfants, sous la conduite d'un chef nommé Eléazar ben Jair, ces Zélotes ou sicaires vont résister pendant trois ans aux Romains.
Ces derniers vont mettre un point d'honneur à s'emparer de cette forteresse en plein désert, bien qu'elle n'ait aucun intérêt stratégique pour eux.
Le légat de Judée Lucius Flavius Silva en organise méthodiquement le siège avec les 15 000 hommes de la Xe Légion Fretensis.
Pour éviter des assauts inutiles et meurtriers, il fait ériger par une armée d'esclaves une rampe artificielle depuis le pied du rocher.
Sur cette rampe, il peut ainsi amener une tour d'assaut et un bélier au pied des murailles.
Le seul récit que l'on ait du siège nous vient de l'historien juif Flavius Josèphe, qui assiste le légat romain.
Quand les assiégeants pénètrent dans la forteresse, ils doivent affronter l'incendie allumé par les Zélotes avant de découvrir les cadavres de ceux-ci.
D'après l'historien, qui n'a pas lui-même vu l'intérieur de la forteresse, dix des assiégés auraient tué les autres avant de se suicider eux-mêmes.
Tous seraient morts à l'exception de deux femmes et cinq enfants.
Voici un extrait de son récit (traduction de René Harmand, Paris, 1911) :
« ... Ensemble, ils embrassèrent, étreignirent leurs femmes, serrèrent dans leurs bras leurs enfants, s'attachant avec des larmes à ces derniers baisers ; ensemble, comme si des bras étrangers les eussent assistés dans cette œuvre, ils exécutèrent leurs résolution, et la pensée des maux que ces malheureux devaient souffrir, s'ils tombaient aux mains des ennemis, était pour les meurtriers, dans cette nécessité de donner la mort, une consolation. Enfin, nul ne se trouva inférieur à un si grand dessein ; tous percèrent les êtres les plus chéris. Malheureuses victimes du sort, pour qui le meurtre de leurs femmes et de leurs enfants, exécuté de leur main, paraissait le plus léger de leurs maux.
Aussi, ne pouvant plus supporter l'angoisse dont ces actes une fois accomplis les accablait, et croyant que ce serait faire injure aux victimes de leur survivre même un court instant, ils entassèrent promptement au même endroit tous leurs biens et y mirent le feu ; puis ils tirèrent au sort dix d'entre eux pour être les meurtriers de tous ; chacun s'étendit auprès de sa femme et de ses enfants qui gisaient à terre, les entourant de ses bras, et tous offrirent leur gorge toute prête à ceux qui accomplissaient ce sinistre office. Quand ceux-ci eurent tué sans faiblesse tous les autres, ils s'appliquèrent les uns aux autres la même loi du sort : l'un d'eux, ainsi désigné, devait tuer ses neuf compagnons et se tuer lui-même après tous ; de cette manière, ils étaient assurés qu'il y aurait égalité pour tous dans la façon de porter le coup et de le recevoir. Enfin, les neuf Juifs souffrirent la mort et le dernier survivant, après avoir contemplé autour de lui la multitude des cadavres étendus, craignant qu'au milieu de ce vaste carnage il ne restât quelqu'un pour réclamer le secours de sa main et ayant reconnu que tous avaient péri, mit le feu au palais, s'enfonça d'un bras vigoureux son épée tout entière dans le corps, et tomba près de ceux de sa famille... »
De Massada à Varsovie, le mythe à l'épreuve
Le souvenir de Massada a ressurgi avec brutalité en avril-mai 1943, lorsque les derniers juifs du ghetto de Varsovie se sont soulevés contre les SS allemands dans une tentative héroïque et désespérée.
Ce fut pratiquement, contre les nazis, le seul acte de résistance armée au génocide des Juifs.
Le mythe de Massada a toutefois été mis à l'épreuve par les fouilles menées de 1963 à1965 par le général et archéologue Ygael Yadin, ainsi que le rappelle Le monde de la Bible (n°180, novembre-décembre 2007).
Si la rampe de terre construite par les Romains est avérée, de même que l'incendie des installations, rien ne vient démontrer la réalité du suicide collectif.
Celui-ci relèverait sans doute d'une exagération épique propre à l'historien.
Deuxième guerre juive
En Judée même, le sentiment national n'est pas mort avec la prise de Massada.
Deux générations plus tard, l'empereur Hadrien est lui-même effrayé par la vigueur du particularisme juif.
Il décide de le combattre par une campagne d'hellénisation : la circoncision est prohibée, Jérusalem rebaptisée « Colonia Ælia Capitolina » et un temple dédié à Jupiter Capitolinus est édifié sur les ruines du précédent.
La Judée elle-même perd son nom.
Elle est intégrée à la province de Palestine, ainsi nommée en souvenir des anciens habitants du littoral, les Philistins.
Mais un jeune exalté du nom de Bar Kochba (« Fils de l'étoile ») prend la tête d'une nouvelle révolte et s'empare de Jérusalem.
Il malmène la légion égyptienne XXII Deiotariana chargée de faire régner l'ordre.
Hadrien se rend sur les lieux et appelle la Xe légion bretonne, sous le commandement du général Gaius Julius Severus, pour mater la rébellion.
La campagne militaire va durer trois ans, de 133 à 135, et entraîner la mort de plusieurs centaines de milliers de Juifs.
À son terme, la Judée sera durablement ruinée et les Juifs auront, qui plus est, l'interdiction de se réinstaller dans la ville de Colonia Ælia Capitolina, l'ancienne Jérusalem.
73
Mise en place du fiscus judaicus, Amas AYehoudi, (l'impôt juif), capitation annuelle prélevée sur les Juifs dans l'Empire romain par Vespasien.
Il s'agit d'une mesure discriminatoire, visant à punir les sentiments nationaux et religieux des Juifs pour s'être opposés à Rome lors de la Grande révolte de 66 à 73.
Instauré par Vespasien vers la fin de la première guerre judéo-romaine, en 73, alors que le siège de Massada est en cours.
Il s'agit d'une mesure de rétorsion envers les vaincus.
Calquée sur celle du mahatsit shekel, l'impôt annuel d'un demi-shekel prescrit par la Torah pour l'entretien du sanctuaire.
Vespasien ordonne qu'un impôt soit prélevé sur les Juifs, et eux seuls, pour la reconstruction puis l'entretien du temple de Jupiter capitolin à Rome.
À l'époque romaine, la monnaie grecque est la plus usitée en Palestine.
Un fonctionnaire nommé procurator ad Capitularia Judaeorum est chargé d'établir la liste des Juifs sujets à l'impôt.
Contrairement à la taxe payée pour le Temple de Jérusalem, qui ne concernait que les hommes âgés de 20 à 50 ans, le fiscus judaicus est imposé à tous les Juifs, hommes ou femmes, jeunes ou vieux jusqu'à l'âge de 62 ans.
Cet impôt assure non seulement un revenu non négligeable à l'Empire mais est aussi une humiliation collective pour les Juifs et une entrave à leur prosélytisme.
En effet, seul celui qui a abandonné le judaïsme en est exempté.
L'idée également que l'impôt dû à Dieu aille à une divinité polythéiste, Jupiter Capitolin, est également pour les Juifs la plus forte humiliation.
81
L'Empereur Domitien fait ériger à Rome, l'Arc de Titus pour célébrer les victoires de son frère Titus durant la guerre de Judée entre 66 et 73 ap. J.-C.
Pour commémorer la prise de Jérusalem et la destruction du Second temple de Jérusalem.
Les deux reliefs présentent deux scènes se déroulant durant le triomphe célébré à Rome par Titus pour ses victoires en Judée.
Sur le pilier sud, le bas-relief montre des soldats portant les objets de valeur pris dans le Tabernacle du Second Temple de Jérusalem avant sa destruction.
On reconnaît le « Chandelier » à sept branches, la « table des pains de proposition » (une table en bois recouvert d’or où sont placés douze pains saints renouvelés tous les sept jours et que seuls les sacrificateurs peuvent manger) et les trompettes sacrées.
96
90
Le synode de Jamnia (90-100), l’écriture de la Mishna, accentua la rupture entre le judaïsme et le christianisme.
96
Guershom né à Metz.
100
Décès de Flavius Josèphe, (Joseph ben Mattathias) à Rome
Né à Jérusalem en 37.
Historiographe romain d'origine judéenne, de confession juive du 1er siècle.
Son œuvre écrite en grec est l'une des sources principales sur l'histoire des Judéens du 1er siècle.
Elle concerne, les Antiquités judaïques en particulier, les événements et conflits de son temps entre Rome et Jérusalem.
2ème Siècle
115 - 117
Guerre de Kitos
Deuxième des trois guerres judéo-romaine.
Révoltes juives contre Rome à Chypre, en Égypte et à Cyrène.
Les Juifs de Babylone, de Palestine, d'Égypte, de Chypre, de Cyrène et de Libye se soulèvent contre Trajan, (13ème empereur romain, et prédécesseur de l’empereur Hadrien).
Insurrection quasi-générale et simultanée des Juifs contre les Romains.
L'ensemble de ces révoltes juives de 115 - 117 est connu dans l'histoire sous le nom de Guerre de Quietus (ou de Kitos), du nom du général romain qui les réprima.
Les Juifs de Palestine se soulèvent contre Trajan et Hadrien ; "Guerre de Lucius Quietus."
Lucius Quietus, gouverneur de Judée en 117.
Il était l'un des meilleurs généraux de l'empereur romain Trajan.
Il est le principal commandant romain lors de la rébellion juive de 115, connue sous le nom de guerre de Kitos ("Kitos" est une déformation de Quietus) au cours de laquelle la révolte juive est sévèrement réprimée par Lusius et sa cavalerie.
Après la mort de l'empereur Trajan, il est mis à mort par Hadrien en 118.
Sous le règne de l'empereur romain Trajan (53-117), a lieu la révolte des juifs, appelé "guerre de Kitos", ainsi nommée en référence à Lusius Quietus, général de Trajan.
Il s'agit d'une des révoltes les plus importantes de l'histoire de l'Empire romain et il faudra plus que le seul général Lusius Quietus pour la réprimer.
On ignore les causes profondes tout comme les prétextes immédiats de cette révolte.
En de multiples régions de l'Empire, en Cyrénaïque (Libye), en Égypte et à Chypre, alors qu'en Mésopotamie, les Juifs contribuent au recul de Trajan.
La communauté juive d’Alexandrie est anéantie.
La Grande Synagogue et la Grande Bibliothèque d'Alexandrie sont détruites.
La victoire est de courte durée, le pays s'avère très difficile à tenir et les révoltes se multiplient dans les régions nouvellement conquises, notamment au sein des populations juives de Babylonie, qui haïssent les Romains depuis que Titus a détruit le temple de Jérusalem.
Le général Lusius Quietus, gouverneur de Judée, est alors chargé de la réprimer, ce qu'il fait en peu de temps avec une dureté qui marque singulièrement les esprits du temps.
C'est dans le contexte de ces révoltes juives, qu'à l'initiative d'un personnage dont on ne connaît que le nom symbolique Elkasaï (Force cachée), naît le mouvement chrétien d'origine juive que les hérésiologues chrétiens appelleront elkasaïsme.
Il marque son triomphe en plaçant une statue de l'empereur dans les ruines du temple de Jérusalem.
L'armée et l'empereur doivent finalement se retirer de Mésopotamie.
Lusius Quietus reste au poste de gouverneur de Judée jusqu’à ce qu'il soit démis de ses fonctions et rappelé en Italie par Hadrien sous un prétexte quelconque, car celui-ci le voyait comme un rival potentiel.
Il est ensuite exécuté avec trois autres importants sénateurs lors de ce qu'on appela plus tard « l'affaire des quatre consuls » (été 118).
130
Sous le règne du nouvel empereur romain Hadrien (76-138), il fait débaptiser Jérusalem en Colonia Aelia Capitolina une colonie romaine entièrement païenne où l'accès était interdit aux Juifs sous peine de mort, résultant de la défaite de la révolte de Bar Kochba et l'interdiction de la circoncision.
132 - 135
Révolte de Bar Kokhba
Seconde guerre judéo-romaine.
Chute de Bétar, fin de la rébellion de Bar Kokba
C'est la seconde insurrection des juifs de la province de Judée contre l'Empire romain, et la dernière des guerres judéo-romaines.
La guerre a touché uniquement la Judée et non l'ensemble de la Terre d'Israël.
Elle a duré au moins trois années pleines et a été prise très au sérieux par les autorités romaines.
La révolte éclate en 132.
Son chef en est Bar-Kokhba, « fils de l'étoile » ainsi surnommé par Rabbi Akiba mais son vrai nom était Bar Koziba.
Les révoltés rencontrent de premiers succès, prennent le contrôle d'une bonne partie de la Judée et battent même monnaie.
Hadrien doit faire appel à un de ses grands généraux, Iulius Severus pour venir à bout des insurgés dont le dernier refuge est la forteresse de Betar, près de Jérusalem
Bar Kokhba se replia dans la forteresse de Bétar, au sud-ouest de Jérusalem, mais les Romains finirent par la prendre, et massacrèrent tous ses défenseurs en 135.
Shimon Bar Kochba était considéré comme le Messie par nombre de ses partisans, dont le plus célèbre est Rabbi Akiva.
Cette guerre se soldera par une défaite de Bar Kokhba.
L'empereur Hadrien fait interdire la nouvelle ville d'Ælia Capitolina aux Juifs et élève une statue de Jupiter sur les ruines du Temple, il interdit l'enseignement de la Torah.
Les rabbins sont persécutés et Rabbi Akiba est supplicié.
C'est aussi l'époque où l'usage du terme Palestine se généralise, du nom d'un ancien peuple de la région, les Philistins.
132 - 135
Troisième des trois guerres judéo-romaine.
Dernière guerre judéo-romaine, 60 ans après la première, où révolte de Bar Kokhba, parce que l’empereur Hadrien projetait de construire un temple dédié à Jupiter sur l'emplacement même du temple de Jérusalem détruit par les romains en plus des restrictions de l’an 130.
01 septembre 134
Le grand sage talmudique, Rabbi Akiva, a été fait prisonnier par les Romains et sera exécuté cinq jours plus tard à Césarée, en Israël.
Rabbi Akiva était un berger de 40 ans qui ne savait même pas lire.
Un jour, il est tombé sur une pierre qui avait été creusée par une goutte d'eau constante.
Il en a conclu que si quelque chose d'aussi doux que l'eau peut creuser un trou dans la roche solide, combien plus la Torah, qui est le feu, ne peut-elle faire une impression indélébile sur mon cœur.
Rabbi Akiva s'est engagé dans l'étude de la Torah et est devenu le plus grand sage de sa génération, avec 24000 étudiants.
Les autorités romaines l'ont finalement arrêté pour avoir enseigné «illégalement» la Torah.
Pendant qu'il était torturé, Rabbi Akiva s'est réjoui en accomplissant le commandement biblique «d'aimer Dieu de toute sa vie».
Dimanche 06 septembre 134
Exécution de Rabbi Akiva par les romains
135
Au terme de cette révolte Shimon Bar Kokhba se replia dans la forteresse de Betar mais les Romains finirent par la prendre, et massacrèrent tout le monde.
136
Hadrien renomme Jérusalem Aelia Capatolina et construit un temple païen sur le site du Second Temple.
Il interdit également aux Juifs d'y habiter.
La Judée (la partie méridionale de ce qui s'appelle maintenant la Cisjordanie) a été renommée Palaestina dans le but de minimiser l'identité juive avec la terre d'Israël.
Hadrien popularisera le nom de "Palestine", tiré de philistins un ancien peuple de la région.
Il interdit l’étude de la Torah et torture Rabbi Akiva.
Cet événement contribue à la construction du mythe du Juif errant.
Hadrien ordonna par décret officiel et ordonnances que toute la nation juive soit à tout prix empêchée de pénétrer la région même de Jérusalem.
"La province tout entière cessait en 135 de s'appeler Judée (nom romain) pour prendre le nom de Syria Palestina, reprenant l'ancienne dénomination grecque qui faisait référence non pas aux juifs mais à leurs anciens ennemis, les Philistins"
11 juillet 138 – 07 mars 161
Règne de l’empereur romain Antoninus Pius, 15ème empereur romain, successeur d'Hadrien.
Originaire de Nemausus (Nîmes).
139
Antoninus Pius ou Antonin le pieu mit un terme aux lois anti juives, sauf l’interdiction de la circoncision et l’entrée de Jérusalem.
Il abroge nombre des politiques sévères précédemment mises en place à l'égard des juifs.
L'empereur romain Antonin le Pieux (138-161) abroge les lois anti-juives, à l'exception de l'interdiction de circoncire et d'entrer dans Jérusalem.
Le Sanhédrin s'établit à Ousha en Galilée occidentale, autour de Rabbi Shimon ben Gamliel II, de Rabbi Meïr et de Rabbi Shimon bar Yohaï, à qui l'on attribue le Zohar.
Le Sanhédrin est dirigé par son président, le Nassi, choisi jusqu'à la fin dans la maison de Hillel, lui-même rattaché par certaines traditions à la maison de David.
Avec la disparition des rois de Judée, le Sanhédrin est la seule autorité juive subsistant et son influence s'exerce bien au-delà de la terre d'Israël.
Il fait fonction de tribunal suprême du judaïsme sur le territoire de l'ancienne Judée, et perçoit la dîme pour l'entretien des synagogues, l'achat de sefer Torah, les salaires des fonctionnaires.
Le Sanhédrin aura des chefs prestigieux, comme Juda Hanassi, à la fin du IIe siècle, à l'origine de la compilation de la Mishnah, sur laquelle se fonde le Talmud.
150 Date à retenir
1ère accusation de peuple déicide
Faire porter la responsabilité aux juifs de déicide plutôt que les romains car sinon, ce serait empêcher de faire du latin la langue de Dieu et de Rome la capitale.
Par Justin de Naplouse (100-165), dans son ouvrage « dialogue avec Tryphon le juif », œuvre rédigée en langue grecque. Apologète et philosophe chrétien, Justin de Naplouse est mort exécuté par fouet et décapitation à Rome vers 165.
Considéré comme l’un des premiers jalons dans la séparation entre le christianisme et le judaïsme.
Dans son Dialogue avec Tryphon le Juif (133, 3), Justin révèle sa pensée sur les Juifs à Tryphon, un Juif fictif.
L'ouvrage conclut que les chrétiens sont le véritable peuple de Dieu.
« Mais maintenant encore, en vérité, votre main est levée pour le mal ; car, après avoir tué le Christ, vous n’en avez pas même le repentir ; vous nous haïssez, nous qui par lui croyons au Dieu et Père de l’univers, vous nous mettez à mort chaque fois que vous en obtenez le pouvoir ; sans cesse vous blasphémez contre lui et ses disciples. »
Vénéré comme saint et martyr par les chrétiens, il est fêté le 01 juin.
193 - 211
L'empereur romain Lucious Septime Sévère traite relativement bien les Juifs, leur permettant de participer aux fonctions publiques et d'être dispensés des formalités contraires au judaïsme. Cependant, il n'a pas permis aux Juifs de convertir quiconque.
3ème Siècle
3ème Siècle
Une présence juive est attestée en Gaule et à Paris dès l'époque romaine.
Au IIIe siècle, quand Lutèce était l'une des capitales impériales, une communauté juive était constituée sur la rive gauche, près de l'actuel musée de Cluny.
200
Mishnah compilé, codifiée, édité sous Judah le Prince.
Compilation écrite des lois orales et différentes traditions, leurs polémiques et leurs résolutions, lorsqu'il y en a appelé la Mishna.
Fin de l’ère des Tannaïm, démarré en -520, et débute l’ère des Amoraïm.
Expositeurs, terme générique pour désigner les docteurs du Talmud, qui opèrent entre la clôture du Mishna environ 200 et la compilation des Talmuds.
Environ 400 pour le Talmud de Jérusalem, un siècle plus tard pour le Talmud de Babylone.
Ces textes décrivent un univers religieux centré autour du Temple de Jérusalem.
Le plus ancien manuscrit de la Bible hébraïque retrouvé à ce jour est probablement le fragment d'un rouleau des livres de Samuel, datant du milieu ou de la fin du IIIe siècle av. J.-C., et trouvé à Qumran en Samarie, aussi parmi les Manuscrits de la mer Morte, et sont datés entre le IIIe siècle av. J.-C. et le Ier siècle. Artefact.
203
En raison de son état de santé, Judah HaNasi a transféré le centre d’enseignement juif de Beth Shearim à Sepphoris au nord de Nazareth.
212
L'empereur romain Caracalla permet aux Juifs libres de l'empire de devenir des citoyens romains à part entière.
220 - 470
Les Amoraim, ou érudits de la Mishna, prospèrent.
Le commentaire d'Amoraim, avec la Michna, comprend le Talmud.
222 - 235
L'empereur Alexander Severus ou Sévère Alexandre a autorisé la renaissance des droits des Juifs, y compris l'autorisation de se rendre à Jérusalem.
254 Contexte historique
Les Francs envahissent l’Empire romain
4ème Siècle
L'empereur romain Constantin 1er (306-337) est le premier à décréter des sanctions.
Interdiction d'accéder à Jérusalem
15 mai 305
Concile d'Elvira
Concile d’Elvire est un concile traitant de la vie interne de l'Église.
Il décrète l’abstinence sexuelle des prêtres.
Il proscrit les mariages avec des non-chrétiens et condamne l’étroite fréquentation des Israélites.
Les femmes chrétiennes n’ont pas le droit d’épouser des Juifs, à moins qu’ils ne se soient convertis.
Les Juifs n’ont pas le droit d’accueillir à leur table des chrétiens, qu’ils soient laïcs ou prêtres, ne peuvent pas avoir d’épouses chrétiennes, ni bénir les champs des chrétiens.
L'empereur Constance 2 redouble les persécutions.
Commence l'habitude des juifs à venir prier sur les ruines du second temple (mur des lamentations, Kotel) contre paiement.
25 juillet 306 Contexte historique
Constantin est proclamé empereur par ses soldats à Eburacum, en Bretagne (aujourd'hui York, en Angleterre), où il a rejoint le quartier général de son père Constance Chlore, qui vient de mourir.
C'est le début d'une prodigieuse ascension qui va conduire le jeune trentenaire à la tête de l'empire romain, après l'élimination de tous ses rivaux.
Il va restaurer l'autorité de l'État et accomplir deux réformes majeures :
La reconnaissance de la religion chrétienne, encore très minoritaire mais influente et en plein essor et la fondation d'une «nouvelle Rome» sur les rives du Bosphore.
313
L’Edit de Milan fait du christianisme la religion officielle de l’Empire Romain.
315
Code de l’Empereur Constantin 1er
Limitation des droits des non-chrétiens.
Premier acte anti-juif de l’Empereur Constantin 1er.
324
Lorsque l'empereur romain Constantin Ier (Flavius Valerius Aurelius Constantinus en latin), né à Naissus en Mésie (aujourd'hui Niš en Serbie) le 27 février 272, est proclamé 34e empereur romain en 306), s'empare des provinces orientales de l'Empire romain, les Juifs sont encore majoritaires en Palestine.
Constantin redonne son nom à Jérusalem sans toutefois autoriser les Juifs à y revenir et fait construire l'église du Saint-Sépulcre, faisant ainsi de Jérusalem la ville sainte du christianisme.
De plus, Hélène, la mère de Constantin, fait du Mont du Temple, la décharge de Jérusalem.
325
Premier concile de Nicée
Premier concile œcuménique chrétien de Nicée (Asie mineure) modifie la date de Pâques et interdit aux Juifs de posséder des esclaves chrétiens ou de convertir des païens au judaïsme.
L'Église cherche à limiter les influences juives sur la religion chrétienne en évitant tout contact entre Juifs et chrétiens et établit une date de Pâques différente de celle de la Pâque juive, même si elle en reste proche.
Au IVe siècle, Jérôme de Stridon (ou saint Jérôme, né en 347, et mort le 30 septembre 420 à Bethléem, moine, traducteur de la Bible) témoigne de l'habitude déjà prise par les Juifs de venir prier le long des ruines du Temple, seul endroit de Jérusalem où ils ont accès, contre paiement.
330
Jérusalem devient une partie de l'empire byzantin de l’Empereur Constantin.
11 mai 330
Naissance de la future Constantinople
L’empereur Constantin donne une nouvelle capitale à l'empire romain sous le nom officiel de «Nouvelle Rome».
Cette cité prendra le nom de l'empereur après la mort de celui-ci.
C'est sous ce nom, Constantinopolis ou Constantinople, qu'elle restera dans l'Histoire.
17 septembre 335
Dédicace du Saint-Sépulcre à Jérusalem
Jérusalem devient un lieu de pèlerinage chrétien
Une dizaine d'années plus tôt, on a découvert l'endroit où fut enseveli le Christ après sa crucifixion.
Constantin, qui règne alors sur l'empire romain d'Orient, ordonne la construction d'une basilique et d'une rotonde autour du Saint-Sépulcre.
L'inauguration de l'ensemble va faire de Jérusalem une grande ville de pèlerinage chrétien.
339
L'empereur romain Constans, interdit aux Juifs d'acheter et de circoncire les esclaves chrétiens.
Constance interdit, sous peine de mort, le mariage d'un juif avec une chrétienne et la circoncision des esclaves.
L’Empereur Constans interdit les mariages mixtes avec des juifs et la circoncision d'esclaves païens ou chrétiens, déclarant la peine de mort.
350
Un certain Simon, un juif converti devint évêque de Metz.
07 mai 351
Révolte juive contre Constantius Gallus
L’empereur romain Constantius Gallus fait face à une révolte juive.
Les Juifs de la Palestine romaine se révoltèrent contre la domination de Constance Gallus, beau-frère de l'empereur Constance II et César de l'Empire romain d'Orient.
La révolte fut écrasée par le général Ursicinus envoyé par Gallus.
359
Hillel crée un nouveau calendrier basé sur l'année lunaire pour remplacer le Sanhédrin dispersé, qui annonçait auparavant les fêtes.
Hillel Nessia, le Nassi (à ne pas confondre avec Hillel l'ancien), établit les règles de calcul du calendrier juif.
Considéré comme le créateur du calendrier hébraïque moderne, fixé par calcul et non d'après l'observation des phases lunaires.
Il y a cependant peu de données permettant de confirmer la chose, et la première mention n'apparaît que dans un responsum du Rav Haï Gaon (début du XIe siècle) cité par Abraham bar Hiyya dans son Sefer Ha'ibbour, rédigé en 1123.
Le calendrier juif est luni-solaire, ses mois étant synchronisés sur les phases lunaires, tandis que son année équivaut grossièrement à une année solaire.
Cependant, les persécutions religieuses continuèrent, et Hillel Nessia décida de fournir un calendrier autorisé pour toutes les ères à venir, bien que ce geste altérât les liens entre les Juifs de Diaspora et leur terre d'origine ainsi que le patriarcat.
361
L'empereur Julien l’Apostat (361-363), Flavius Claudius Julianus (331 ou 332-26 juin 363), Julien II, nommé Julien l'Apostat par la tradition chrétienne, également appelé Julien le Philosophe, sut se ménager de bonnes relations avec Hillel Nessia, qu'il honora en diverses occasions.
Dans une lettre autographe adressée à lui, Julien l'assura de son amitié et promit d'améliorer les conditions des Juifs.
Avant de partir en campagne contre la Perse, Julien adressa aux congrégations juives une circulaire dans laquelle il leur disait avoir jeté les décrets visant à imposer les Juifs aux flammes, et prévenu son frère le vénérable patriarche Julos d'abolir la taxe d'envoi pour les Juifs
361
Restauration du Temple de Jérusalem entreprise sous l’empereur Julien l'Apostat (361-363).
362
L’empereur Julien l'Apostat abolit l'impôt juif.
368
Le Talmud de Jérusalem est entièrement compilé.
370 - 425
Hillel fonde Beit Hillel, une école qui met l'accent sur la tolérance et la patience. Hillel, un descendant du roi David, est l'un des premiers érudits à avoir élaboré des règles pour interpréter la Torah.
380
Le christianisme devient LA religion de l'empire romain.
380
Le roi du Yémen, roi du royaume d’Himyar, Abîkarib As'ad et ses corégents se convertissent au judaïsme.
Première révolution mettant un terme définitif au polythéisme ancestral, les grands temples sont non seulement abandonnés mais détruits.
390
A Avignon, les juifs, déjà suffisamment nombreux, prennent part à une révolte contre l'évêque Etienne.
Il n'existe aucune preuve documentaire de la présence de Juifs en France datant d'avant le IVe siècle.
Bien que la première trace d'existence d'un juif en France remonte à l'an 6 (voir l'an 6)
La première preuve archéologique de la présence juive en France remonte au IVe siècle et est donnée par un timbre avec la Ménorah à cinq branches et l'inscription: Avin.
Avignon fut la résidence des papes pendant quelques années après 1309.
En 1348, Joanna, comtesse de Provence, a vendu la ville au pape Clément VI et elle a appartenu aux États français du Saint-Siège jusqu'à la Révolution française.
En conséquence, les Juifs ont été autorisés à y rester et dans la zone adjacente du Comtat-Venaissin même lorsqu'ils ont été exclus du reste de la France.
08 novembre 392
Le christianisme religion officielle de Rome
L'empereur Théodose proclame le christianisme religion officielle de l'empire romain et interdit les autres cultes.
Les derniers fidèles de ceux-ci sont poursuivis par la fureur fanatique des chrétiens.
À Alexandrie, les affrontements se soldent par de nombreuses victimes.
Un siècle plus tôt, les chrétiens enduraient eux-mêmes de brutales persécutions sous le règne de Dioclétien.
Le successeur de celui-ci, l'empereur Constantin le Grand, y avait mis fin en légalisant la nouvelle religion mais sans interdire les autres ni lui donner un statut officiel.
Il est vrai qu'elle ne ralliait encore qu'une petite fraction de la population de l'empire : environ un dixième en Orient, beaucoup moins en Occident.
390
Abu-Kariba, Abou Karib, roi himyarite, du Royaume himyarite, le Yémen d'aujourd'hui.
Il a gouverné de 378 à 430.
Il est le premier de plusieurs rois de la péninsule arabique à se convertir au judaïsme.
Il adopte le judaïsme, et convertit son armée et son peuple.
Abu Karib a entrepris une expédition militaire pour éliminer l'influence croissante de Byzance dans ses provinces du nord.
Ses forces ont atteint Médine, qui était alors connue sous le nom de "Yathrib".
Ne rencontrant aucune résistance, ils traversèrent la ville, laissant derrière eux l'un des fils du roi comme gouverneur de la ville.
Quelques jours plus tard, cependant, les habitants de Yathrib ont tué leur nouveau gouverneur, le fils du roi.
Après avoir reçu la nouvelle, le roi a renvoyé ses troupes pour venger la mort de son fils et détruire la ville.
Il a ordonné que tous les palmiers, les arbres autour de la ville soient abattus, car les arbres étaient la principale source de revenus des habitants de la ville, puis assiègent la ville.
Les Juifs de Yathrib ont combattu aux côtés de leurs voisins arabes païens essayant de protéger leur ville.
Pendant le siège, Abu Karab est tombé malade.
Deux érudits juifs locaux, nommés Kaab et Assad, en ont profité pour se rendre dans son camp et l'ont persuadé de lever le siège.
Les érudits ont également inspiré au roi un intérêt pour le judaïsme, et il s'est converti en 390, persuadant son armée de faire de même.
Kaab et Assad sont revenus plus tard avec Abu Karab dans son royaume, où ils ont été chargés de convertir la population.
Cependant, alors que certains érudits disent que la population s'est convertie en gros, d'autres sont d'avis que seulement environ la moitié se sont convertis, le reste conservant leurs croyances païennes et leurs temples.
Parmi ceux qui se sont convertis au judaïsme se trouvait Harith Ibn-Amru, un neveu d'Abu Karab, qu'Abu-Karab a nommé vice-roi des Maadites sur la mer Rouge, et a dirigé le gouvernement de La Mecque et de Yathrib.
Tubba Abu Karab As'ad aurait été tué par ses propres soldats, fatigués de ses campagnes militaires constantes.
Il a laissé trois fils : Hasan, Amru et Zorah (Yusuf).
5ème Siècle
400
Ère des Savoraïm
Savoraïm ou rabbanan savoraeï dit les raisonneurs sont les Sages babyloniens de la période faisant immédiatement suite à celle des Amoraïm.
22 avril 404
Edit de Flavius Honorius adresse à Romulianus, concernant notamment les limitations des droits des juifs.
415
Cyrille, évêque d'Alexandrie, chasse les Juifs d'Alexandrie
Cyrille d'Alexandrie, né vers 375, est évêque d'Alexandrie en 412 et meurt le 27 juin 444.
Saint pour les orthodoxes et les catholiques.
Cyrille s'attache à éradiquer le paganisme, le judaïsme et ce qu'il considère comme des hérésies et fait fermer les synagogues.
Il anéantit ainsi la communauté juive.
17 octobre 415
Les Romains mettent fin à l’autonomie juive en Palestine et Raban Gamliel est expulsé.
10 mars 418
Les Juifs sont exclus de toutes fonctions et dignités publiques dans l'empire romain.
30 septembre 420
Décès à Bethléem, de Jérôme Eusebius Sophronius Hieronymus, né en 342 dit Saint Jérôme.
Pendant trois ans (375-378), il mena une vie d'ermite dans le désert de Chalcis.
Il y rencontra un Juif apostat et, avec son aide, commença à apprendre l'hébreu.
En 386, il s'installe à Bethléem, où il dirige un monastère et consacre son temps à l'étude.
A cette époque, les Juifs se moquaient des non juifs qui ne pouvaient pas prononcer l’hébreu.
Cependant, Jérôme, a atteint un tel niveau de maîtrise de sa prononciation de l'hébreu que les transcriptions de mots hébreux dans ses écrits sont importantes pour la connaissance de la prononciation hébraïque à cette époque.
Il a traduit trois fois le Livre des Psaumes.
En plus de traduire la Bible, Jérôme en a composé des commentaires.
Jérôme était régulièrement en contact avec les Juifs, mais son attitude envers eux et la loi d'Israël était celle qui prévalait parmi les membres de l'Église de sa génération.
Seul érudit chrétien capable d'étudier la Bible hébraïque dans l'original.
C'est à Bethléem qu'il se consacre le plus sérieusement aux études hébraïques.
Il avait l'habitude de se vanter de son érudition.
Jérôme a continué à étudier avec des Juifs pendant les quarante années qu'il a vécues en Palestine.
Ses ennemis le réprimandaient fréquemment pour ses rapports avec les juifs, mais il
Bien qu'il prétende maîtriser parfaitement l'hébreu et s'appelle fièrement un "trilingu" (parlant du latin, du grec et de l'hébreu), il n'a pas, malgré tout son travail acharné, atteint la compétence de ses simples professeurs juifs.
Jérôme partageait la croyance des Hébreux et de la plupart des Pères de l'Église selon laquelle l'hébreu était le parent de toutes les autres langues.
L'importance de Jérôme a été reconnue par les auteurs juifs du Moyen Âge, et il est fréquemment cité par David ?im?i ; également par Abu al-Walid, Abraham ibn Ezra, Samuel ben Meïr, Na?manides, Joseph Albo et le polémique Isaac Troki.
Les œuvres de Jérôme sont particulièrement importantes pour le judaïsme en raison des nombreuses traditions juives qui s'y trouvent, en particulier dans son ouvrage "Quæstiones Hebraicæ in Genesin".
Il désigne la légende juive du martyre d'Isaïe comme authentique, tandis qu'il doute de l'histoire de la crucifixion de Jérémie parce qu'il n'y a aucune référence à celle-ci dans l'Écriture.
Jérôme n'était pas l'ami des Juifs, bien qu'il leur devait beaucoup, il leur reproche souvent leurs erreurs ; leur reproche d'être raides et hostiles aux chrétiens, contredit leurs vues dans les termes les plus forts, les maudit et les insulte ; se réjouit de leur malheur; et même utilise contre eux à la fois les livres qu'il a astucieusement obtenus d'eux et les connaissances qu'il en a tirées.
Ainsi, juifs et chrétiens s'accordent à dire qu'il n'est éminent que pour son érudition, et non pour son caractère.
Il témoigne de l'habitude déjà prise par les Juifs de Jérusalem de venir prier le long des ruines du Temple, seul endroit de Jérusalem où ils ont accès, contre paiement.
09 juillet 425
Un décret des empereurs Théodose II et Valentinien III, adressé à Amatius ou Amatus, le préfet des Gaules, avec l'évêque d'Arles Patrocle, d'un des premiers décrets où il est stipulé l’interdiction faites aux Juifs d’occuper des fonctions judiciaires, de servir dans l’armée et de posséder des serviteurs chrétiens.
Afin que les chrétiens ne soient pas soumis à eux, et ainsi incités à changer de foi.
426
Le Talmud de Babylone est compilé.
438
Après le concile de Nicée et l'adoption du christianisme comme religion officielle de l'empire romain par Constantin Ier, la mention de « juif incroyant » fut introduite dans le code de Théodose.
01 janvier 439
Code de Théodose
Pour la première fois dans l’histoire les juifs ont un statut officiel.
Ils sont désignés juridiquement et font l’objet de discrimination.
Exclus de certaines professions ils deviennent des citoyens de seconde zone.
L’Empereur Théodose II (Buste au Louvres) édicte un code interdisant aux Juifs d'occuper des postes importants impliquant de l'argent.
Il reproduit également une loi interdisant la construction de nouvelles synagogues.
Il remet en question le statut des Juifs depuis la promulgation de l'Édit de Caracalla de simples citoyens romains. Il leur interdit d'être en supériorité par rapport à un chrétien, ils ne peuvent avoir de charges officielles, et n’y ne peuvent édifier de nouvelles synagogues
447 Contexte historique
Début du règne de Mérovée
05 mai 449
Décès d'Hilaire, évêque d'Arles
Pendant ses funérailles, juifs et chrétiens se mêlaient à la foule et pleuraient.
« On entendit chanter les Psaumes seulement en hébreu par les Juifs d'Arles, qui voulaient eux aussi honorer le Saint, car la voix des Chrétiens était étouffée par la douleur ».
455
Persécution des juifs babyloniens sous Yezdegerd II.
Roi sassanide de Perse ayant régné de 438 à 457.
458
Début de règne de Childéric 1er
465
Concile de Vannes
L'Église prend officiellement connaissance des Juifs
Le concile de Vannes, est la première mention de Juifs dans la région (encore romaine).
Le Conseil ecclésiastique de Vannes en Bretagne interdit aux religieux de partager leur repas avec des juifs.
Car, la nourriture chrétienne étant mise au ban des Juifs, le clergé leur apparaîtrait inférieur s'ils acceptaient la nourriture juive tandis que les juifs refusaient de manger la nourriture que les chrétiens leur offraient.
A peu près au même moment, Nunechius, évêque de Nantes, a accueilli un nouveau converti Juif.
On retrouve des juifs en Bretagne à partir de la fin du 12 Siècle vivant à Ancenis, Clisson, Dol, Guérande, Lamballe, Nantes et Rennes.
Le royaume de France fut celui d’où les Juifs furent le plus souvent spoliés et expulsés jusqu’à avoir été pendant près de trois siècles, comme on dira plus tard Judenrein, de 1394 à 1648.
471
Persécution des juifs babyloniens sous Peroz 1er
Roi sassanide des rois (shahanshah) d’Iran de 459 à 484.
Fils de Yazdegerd II
Son règne est marqué par la guerre et la famine.
Contrairement à son père, Peroz n'a pas tenté de convertir les Albanais du Caucase et les Arméniens au zoroastrisme.
Des persécutions de chrétiens et de juifs se sont produites sous le règne de Peroz.
Alors que les récits juifs prétendent que le fanatisme iranien est la raison des persécutions, les récits iraniens accusent les Juifs d'avoir abusé des prêtres zoroastriens.
L'historien moderne Jacob Neusner a suggéré qu'il pouvait y avoir une part de vérité dans les récits iraniens, et que les Juifs l'avaient peut-être fait en raison de l'anticipation de la venue du Messie, qui devait arriver 400 ans après la destruction du Second Temple (datée par les rabbins en 68 après JC, donc en 468).
Il ajoute en outre que les Juifs s'attendaient peut-être à ce que le pays devienne juif maintenant avec la venue du Messie.
476
Chute de l’Empire romain d’Occident, division de la Gaule en royaume « Barbares », sacre de Clovis qui devient premier roi des Francs.
Les historiens des textes le font débuter en 476, à la fin du règne de Romulus Augustule, dernier empereur romain d'Occident, ou en 496, date du baptême de Clovis.
Il se termine soit en 1453, avec la prise de Constantinople par les Turcs et la fin de l'Empire romain d'Orient, soit en 1492, date de l’accostage de Christophe Colomb sur le continent américain, ou encore à la mort de Louis XI en 1481.
L’archéologie, elle, met en évidence deux grandes périodes :
le premier Moyen Âge (Ve-XIe siècle), appelé aussi haut Moyen Âge.
Cette période débute par un très haut Moyen Âge (Ve-début VIIIe siècle)
le second Moyen Âge (XIIe-XVIe siècle), ou bas Moyen Âge.
Fin de la période d'Antiquité