25 septembre 1493 Les juifs expulsés financent malgré eux la deuxième expédition
Les dépenses de la deuxième expédition, qui partit de Cadix, ce jour, furent couvertes par les fonds provenant de la vente des vaisseaux d'or et d'argent pris aux Juifs expulsés, ou à ceux qui s'étaient égarés au Portugal, ou de les juifs convertis restés sur place, dont les biens ont été saisis sous prétexte qu'ils appartenaient autrefois aux émigrés.
Tous les biens des juifs étaient rassemblés et vendus pour financer le voyage.
Du trésor ainsi collecté, Colomb a reçu 10 000 maravédis.
Plus tard, des écrivains juifs commencent à consacrer leur attention à Colomb et à ses découvertes.
Le premier à les mentionner fut Abraham Farissol d'Avignon, chercheur et géographe juif, qui, d'après les « Récits des Découvertes de Colomb », parus dans un recueil « Les Voyages dans le Nouveau Monde ».
Vicence, 1567, y fait référence dans son œuvre, "Iggerot Orot 'Olam", écrite en 1524 (Venise, 1587); traduit en latin par Thomas Hyde en 1691.
Une attention plus particulière fut consacrée à ces découvertes par Joseph Cohen, également d'Avignon, l'un des plus doué des trois grands historiens juifs de la Renaissance originaires de la péninsule Ibérique, les deux autres étant Salomon ibn Verga et Samuel Usque, qui traduisit en hébreu, en 1557, l'« Historia General de las Indias », de Francisco Lopez de Gomara (Volume 2, 1535), et les a inclus dans son ouvrage hébreu, "Livre des Chroniques des rois de France", Venise, 1552-53, Amsterdam, 1733.