1095 à 1144-La première croisade
1095-1291
Les croisades
Les croisades ont été des expéditions militaires organisées par les chrétiens d'occident pour libérer la Terre Sainte et le tombeau du Christ à Jérusalem, alors sous domination musulmane.
Elles vont durer 200 ans.
18 novembre – 28 novembre 1095
Concile de Clermont
Appel à la croisade du pape Urbain II lors du concile de Clermont, entraînent à l'insu de l'Église Catholique, un mouvement d’antijudaïsme qui déclenche des persécutions de la part des paysans envers les communautés juives de France et de Rhénanie.
La plus importante de ces croisades populaires et la plus impliquée dans les persécutions des Juifs, est celle dirigée par le comte Emich de Flonheim, un chevalier brigand de Rhénanie.
Le Comte de Flonheim, près de Mayence et également le chef d’une croisade populaire composée d’allemands qui se signalèrent par les massacres de Juifs qu’ils commirent en Rhénanie au cours de l’année 1096.
Avant les Croisades, les juifs étaient répartis en trois grandes régions, largement indépendantes les unes des autres.
Il y avait les Juifs vivant dans le monde musulman (la majorité), ceux de l’empire byzantin et ceux de l’Occident latin.
Avec les persécutions de 1096, une nouvelle conscience commune commence à se faire sentir entre ces trois groupes.
Pierre l'Ermite et le pape Urbain II avait suscité l'enthousiasme de la chevalerie française au Concile de Clermont en 1094.
Godefroy de Bouillon déclara qu'il vengerait le sang de Jésus sur celui des Juifs, et n'en laisserait aucun en vie, tandis que ses compagnons menaçaient d'exterminer les Juifs s'ils ne se convertissaient pas.
Les communautés judéo-françaises envoyèrent donc des lettres à ceux du Rhin, qui fixèrent alors un jeûne pour conjurer le mal (janvier 1096) ; et lorsque Godefroy de Bouillon vint à Cologne et à Mayence, chaque communauté lui fit un présent de 500 Marcs d'argent pour assurer sa protection.
27 novembre 1095
Première croisade
La croisade a été prêchée par le pape Urbain II à Clermont-Ferrand (plus tard appelé Har Afel, «le mont des ténèbres», par les chroniqueurs juifs des croisades).
A l'issue d'un concile qu’il avait convoqué.
Ceux qui ont obéi à l'appel ont apposé des croix sur leurs vêtements extérieurs, d'où le nom croisés, crociati ou croisés.
Les Juifs les ont appelés « toïm » (vagabonds égarés).
Au départ, rien dans la proclamation d'Urbain II ne semblait menacer les Juifs, mais il semblerait que les Juifs de France sentaient le danger, puisqu'ils envoyaient des émissaires dans les communautés rhénanes pour les avertir de la menace éventuelle.
Le premier groupe de croisés s'est réuni en France sur le chemin de l'Allemagne.
Ils ont peut-être déjà attaqué certaines communautés juives sur leur chemin, peut-être à Rouen, et plus certainement en Lorraine.
Il était déjà clair que les croisés, ou du moins certains d'entre eux, se rassemblaient dans la vallée du Rhin pour suivre la route traditionnelle vers l'Orient le long du Rhin et du Danube.
La communauté de Mayence était plus préoccupée par les communautés françaises et pensait que les Rhénans n'avaient aucune raison de s'inquiéter pour leur propre compte.
Cependant, leur sentiment de sécurité allait bientôt être brutalement ébranlé peu de temps après le premier rassemblement des croisés et avant que les communautés juives d'Allemagne ne puissent prendre les précautions qui s'offraient à eux.
La vue des riches communautés rhénanes a incité les croisés, qui ont décidé de punir «les assassins du Christ» partout où ils passaient, avant leur rencontre avec leurs ennemis officiels, les musulmans.
Bientôt, la rumeur courut que Godefroy de Bouillon lui-même avait “juré qu'il ne partirait pas pour la croisade avant d'avoir vengé la crucifixion en versant le sang des Juifs de sorte qu’il ne restera pas [de Juifs] en vie derrière lui “, déclarant qu'il ne pouvait pas tolérer que même un homme se disant juif continue à vivre.
Godefroy de Bouillon a « juré de ne pas partir en Croisade avant de venger le sang du Christ, ».
Les premières bandes de croisés sont arrivées à l'extérieur de Cologne le 12 avril 1096.
Pendant un mois, ils ont laissé les Juifs en paix, peut-être parce que les Juifs de France avaient donné à Pierre l'Ermite une lettre demandant aux communautés juives qu'il traversait au cours de son voyage de lui fournir, ainsi qu'à ses disciples, toute la nourriture dont ils avaient besoin, en échange de celle de Pierre s'engageant à user de son influence en leur faveur.
Cependant, la foule gonflée de croisés, qui a dépassé toutes les attentes, et la frénésie religieuse précédant le départ de l'armée ont rapidement induit un changement d'humeur qui a rendu l'influence de Pierre l'Ermite inefficace.
Conscients du danger inhérent à la situation, les dirigeants de la communauté de Mayence ont dépêché à la hâte une délégation auprès de l'empereur Henri IV, qui a immédiatement écrit aux princes, évêques et comtes de l'empire pour leur interdire de nuire aux Juifs.
Godefroy lui-même a répondu qu'il n'avait jamais eu une telle intention.
Pour leur plus grande sécurité, les communautés de Cologne et de Mayence lui ont chacune offert un cadeau de 500 pièces d'argent, et il a promis de les laisser en paix, ce qu'il a fait.
Pendant ce temps, la Croisade était devenue une machine lourde composée de divers éléments.
La plus grande noblesse, les petits nobles comme le comte Emicho de Leiningen et le peuple.
C'était le dernier élément qui se montrait particulièrement réceptif aux slogans anti-juifs se répandant rapidement dans ses rangs et il était moins sujet à la discipline.
Bien que les évêques et les nobles éminents fussent généralement opposés à de telles idées, ne souhaitaient pas voir les chrétiens combattre les chrétiens contre les juifs.
Souvent, leur assistance aux Juifs attaqués était tout au plus passive.
C'est dans la région où les croisés se sont réunis que la violence a éclaté, dans les semaines entre la Pâque et Chavouot.
Les émeutes se sont poursuivies jusqu'à Tammuz (juin-juillet).
Le huitième d'Iyyar (03 mai 1096), les croisés encerclèrent la synagogue de Speyer en Allemagne; incapables de pénétrer par effraction, ils ont attaqué les Juifs qu'ils pouvaient trouver à l'extérieur de la synagogue, tuant onze d'entre eux.
L'une des victimes, une femme, préférant la mort à la conversion, seul choix laissé libre par les croisés, a inauguré la tradition du martyre librement accepté.
Le Kiddoush ha-Shem, martyre de la gloire de Dieu, est ainsi devenu la réponse exemplaire des Juifs menacés dans leur vie et leur foi par les croisés.
Le 23 Iyyar (18 mai 1096), Worms subit le même sort.
Les croisés massacrèrent d’abord les Juifs restés dans leurs maisons, puis, huit jours plus tard, ceux qui avaient cherché un refuge illusoire dans le château épiscopal.
Les victimes étaient au nombre d'environ 800; seuls quelques-uns ont accepté la conversion et ont survécu, la grande majorité choisissant de se faire tuer ou de se suicider plutôt que l'apostasie.
En apprenant le massacre, les Juifs de Mayence ont demandé la protection de l'évêque, lui payant 400 pièces d'argent à cette fin.
Lorsque les croisés, menés par Emicho, arrivèrent à l'extérieur de la ville le 03 Sivan (27 mai 1096), les bourgeois se hâtèrent d'ouvrir les portes.
Les Juifs ont pris les armes sous la direction de Kalonymus ben Meshullam.
Affaiblis par le jeûne, car ils avaient espéré éviter le désastre par une piété exemplaire, les Juifs devaient se retirer dans le château de l'évêque; cependant, ce dernier ne pouvait rien pour eux, car lui-même avait dû fuir devant l'assaut combiné des croisés et des bourgeois.
Après une brève lutte, un massacre de masse s'est ensuivi.
Plus de 1 000 Juifs sont morts, soit aux mains de l’ennemi, soit aux leurs.
Ceux qui ont réussi à s'échapper ont été dépassés; presque personne n'a survécu.
Un désastre comparable s'est produit à Cologne, où la communauté a été attaquée le 06 Sivan (30 mai 1096).
L’évêque a dispersé les juifs de la ville afin de les cacher dans les localités voisines, à Neuss, Wevelinghofen, Eller, Xanten, Mehr, Kerpen, Geldern et Ellen.
Les croisés les localisèrent et un bain de sang suivit.
A Trèves, l'évêque ne pouvait pas protéger ses Juifs, car il devait lui-même se cacher, et il leur conseillait par conséquent de devenir chrétiens.
La grande majorité a refusé, préférant le suicide.
À Ratisbonne, tous les Juifs ont été traînés sur le Danube où ils ont été jetés à l'eau et forcés d'accepter le baptême.
A Metz, Prague et dans toute la Bohême, un massacre s'est succédé.
Celles-ci ont pris fin lorsque les croisés d’Emicho ont été arrêtés et écrasés de manière décisive par les Hongrois, qui, furieux de leurs excès lors de leur déferlement à travers le pays, s’étaient soulevés contre eux.
Voyant en cela la main de Dieu, les Juifs se mirent rapidement à reconstruire leurs communautés en ruines.
Il y avait eu plus de 5 000 victimes.
Les Juifs qui avaient été baptisés sous la contrainte continuaient généralement à pratiquer le judaïsme en secret.
Dès 1097, l'empereur Henri IV du Saint Empire, leur permit de revenir ouvertement à leur ancienne foi, action qui fut vivement condamnée par l'antipape Clément III.
Henry a également ordonné en mai 1098 une enquête sur la manière de disposer des biens des Juifs massacrés à Mayence provoquant ainsi le mécontentement de l'évêque local vers 1100, les Juifs sont retournés à Mayence, mais leur position n'était pas encore tout à fait sûre, et les Juifs de la ville haute pouvait à peine communiquer avec ceux du bas.
En 1103, l'empereur et les seigneurs impériaux proclament finalement une trêve qui, entre autres, garantit la paix des Juifs.
Urbain II prêche la croisade
A Clermont, le pape Urbain II appelle les guerriers d'Occident à délivrer le Saint-Sépulcre et secourir les chrétiens d'Orient.
En deux siècles, les croisades vont mettre en branle plusieurs centaines de milliers de personnes.
L'épopée des croisades a débuté en 1095 avec l'appel du pape Urbain II
Le pape Urbain II profite d'un concile à Clermont (Auvergne) pour lancer un appel aux chevaliers afin qu'ils fassent le voyage à Jérusalem et repoussent les infidèles.
Ceux-ci sont des Turcs islamisés qui menacent d'abattre l'empire chrétien d'Orient et multiplient les obstacles aux pèlerinages en Terre Sainte, sur le tombeau du Christ.
Cet appel est l'amorce de ce que l'on appellera beaucoup plus tard la première croisade.
Le mot « croisade » désigne usuellement huit expéditions militaires dirigées par les chrétiens d'Occident contre les musulmans, de 1095 à 1270.
Un appel à moins de violence
De son vrai nom Odon de Lagery, le pape Urbain II, né en Champagne 53 ans plus tôt, a été à Reims l'élève de Saint Bruno avant de devenir moine à Cluny.
Il succède en 1088 à Victor III sur le trône de Saint-Pierre.
Il s'inscrit dans la lignée des grands papes réformateurs d'après l'An Mil comme Grégoire VII.
Il veut en particulier moraliser la chevalerie, éradiquer la violence et mettre fin aux guerres privées entre seigneurs féodaux, brutales, incessantes et cruelles.
Au concile de Clermont (aujourd'hui Clermont-Ferrand, en Auvergne), le pape tente d'abord de régler les problèmes matrimoniaux du roi capétien Philippe 1er.
Cela fait, il prononce un sermon retentissant à l'adresse des 310 évêques et abbés français.
Il rappelle les menaces très graves qui pèsent sur les chrétiens byzantins, du fait de la défaite de leur empereur face aux Turcs à Malazgerd (1071).
Le pape s'inquiète aussi des violences faites aux pèlerins depuis que le Saint-Sépulcre (le tombeau du Christ à Jérusalem) a été détruit sur ordre du sultan fatimide d'Égypte El-Hakim, dans un accès de fanatisme (c'était en 1009).
Il encourage en conséquence les « Francs » de toutes conditions à secourir leurs frères chrétiens. Et il accorde l'indulgence plénière, c'est-à-dire la rémission de tous leurs péchés, à tous ceux qui perdraient la vie au cours de leur combat contre les infidèles.
Deux siècles plus tôt déjà, en 879, le pape Jean VIII avait répondu à des évêques qui lui demandaient que penser de ceux qui combattaient pour l'Église :
« Ceux qui tomberaient sur le champ de bataille en guerroyant vaillamment contre les païens et les infidèles, avec en eux l'amour de la religion catholique, entreront dans le repos de la vie éternelle ».
L'appel de Clermont est dans le droit fil des « trêves de Dieu » par lesquelles le clergé, tout au long du Xe siècle, appelle les chevaliers à interrompre leurs combats et à respecter les non-combattants (femmes, enfants, ecclésiastiques, marchands).
Il a déjà un précédent avec l'appel du même Urbain II et de son prédécesseur Grégoire VII à chasser les Sarrasins d'Espagne.
Un enthousiasme immédiat
Après le concile, le pape Urbain II développe ses objectifs dans plusieurs lettres aux clergés des différentes régions d'Europe.
Les ecclésiastiques, tel le prédicateur Pierre l'Ermite, répercutent son message auprès des fidèles qui lui réservent un accueil enthousiaste.
Paysans et chevaliers se font coudre une croix sur leurs vêtements et se préparent à partir au cri de « Dieu le veut »... Les uns et les autres s'apprêtent au « voyage », chacun de son côté.
27 novembre 1095
La première croisade
Elu pape dans la tourmente en 1088, conquérant de Rome en 1093, Urbain II est au concile de Clermont pour asseoir sa légitimité, dans un pays dont il a excommunié le roi, Philippe Ier.
Le pape Urbain II lance un appel à libérer les Lieux Saints et le tombeau du Christ, et à venir en aide aux chrétiens d’Orient.
Il promet le Salut aux pèlerins.
Une partie de la croisade dite « populaire », conduite par pierre l'Ermite choisit la route de l’Europe centrale ; l’autre, la croisade des barons, passe par le Sud.
Leur objectif commun : Constantinople, avant Jérusalem
27 novembre 1095
Le pape Urbain II lance l’appel de Clermont qui déclenche la première Croisade.
Lors du concile de Clermont, le pape Urbain II prêche la première croisade sur la place du Champ Herm, que les actuelles recherches tendent à placer au niveau de l'actuelle place Delille.
Persécutions de la part des paysans envers les communautés juives de France et de Rhénanie.
Les participants de la croisade populaire ne sont pas les seuls impliqués, des barons croisés y prennent également part.
Dans les chroniques juives du Moyen Âge, ces persécutions sont connues sous le nom de Gezerot Tatnou.
Les massacres des Juifs au cours des Croisades laissent une trace profonde et durable dans l’esprit des contemporains et de leurs descendants.
Donnant lieu aux chroniques de Salomon bar Siméon et Eliézer bar Nathan, au Yizker Buch d’Ephraïm de Bonn, à l’une des plus célèbres décisions de Guershom de Mayence ainsi qu’à de nombreuses selihot, kinot et à la prière Av HaRahamim.
Av HaRahamim semble avoir été rédigée au moment des faits ou très peu après.
27 novembre 1095
Le pape Urbain II appela à une sainte croisade pour conquérir Jérusalem et l'arracher à la domination musulmane.
Les historiens notent que la récolte de 1095 a été particulièrement mauvaise dans le nord de l'Europe et appeler à une croisade était un moyen de distraire la population et de l'encourager à piller les richesses dans d'autres pays.
100 000 hommes se sont enrôlés dans la croisade.
Le terme « croisade » fait référence aux croix qu'ils ont cousues sur leurs vêtements.
Puis, leur attention s'est détournée de la conquête de Jérusalem pour attaquer les communautés juives sur leur chemin.
27 novembre 1095
Le pape Urbain II fit appel aux Français à Clermont pour sauver la Terre Sainte et la récupérer pour la chrétienté.
La réponse fut instantanée : Pierre l'Ermite, un Flamand d'Amiens, des foules haranguées ; des bandes fanatiques de paysans affluèrent vers l'est, traversant le sud de l'Allemagne, la Hongrie et les Balkans, détruisant en chemin les communautés juives ; mais cette première « armée » de foule n'atteignit pas la Terre Sainte et fut détruite par les Turcs (juillet-octobre 1096). Deux ans se sont écoulés avant que la chevalerie chrétienne envoyée par courrier puisse être organisée, et il a fallu encore un an avant que cette expédition militaire n'atteigne la route côtière menant du Liban à Ere? Israël (mai 1099)
1096
En Rhénanie et en Europe centrale, on évalue à 5.000 le nombre de juifs massacrés par les foules désireuses de faire place nette avant leur départ pour la Terre sainte.
Godefroy de Bouillon reçoit l’hommage des Juifs de Mayence et de Cologne, où il n’y a cette fois pas eu de massacres.
Le roi Philippe 1er sur les conseils de Pierre le vénérable dit Pierre de Cluny s'étonne de faire des croisades en Palestine alors que des juifs sont présents en France.
Ils seront alors chassés.
1096-1099
Première croisade
La plus importante persécution des Juifs pendant la première croisade, est celle dirigée par le comte Emich de Flonheim, un chevalier brigand de Rhénanie.
Parti au début de l’été 1096 à la tête d’une armée de 10 000 hommes.
Les Juifs de France ne semblent pas avoir beaucoup souffert pendant les Croisades, sauf pendant la première, où les Croisés enfermèrent les Juifs de Rouen dans une église et les ont exterminés sans distinction de l'âge ou le sexe, n'épargnant que ceux qui ont accepté le baptême.
La position sociale des Juifs en Europe occidentale a été nettement aggravée par les croisades, et les restrictions légales sont devenues fréquentes pendant et après celles-ci.
Ils préparèrent la voie à la législation anti-juive d'Innocent III et marquèrent le tournant de l'histoire médiévale des Juifs.
10 avril 1096
Premier jour de la Pâque, Pierre l'Ermite se présenta aux portes de Trèves armé d'une lettre des communautés juives de France à leurs coreligionnaires en Allemagne, leur demandant de fournir des provisions à Pierre et à ses croisés pour leur expédition vers la Terre Sainte.
La communauté juive a répondu à la lettre, et Pierre et ses partisans ont continué leur chemin.
Quelque temps plus tard, les bourgeois de la ville se sont soulevés contre les Juifs ; ils ont découvert les rouleaux de la Torah de la communauté, qui avaient été placés dans un bâtiment en lieu sûr, et les ont profanés.
03 mai 1096
Le huit Iyyar, les croisés de la première croisade encerclèrent la synagogue de Speyer en Allemagne, incapables de pénétrer par effraction, ils ont attaqué les Juifs qu'ils pouvaient trouver à l'extérieur de la synagogue, tuant onze d'entre eux.
L'une des victimes, une femme, préférant la mort à la conversion, seul choix laissé libre par les croisés, a inauguré la tradition du martyre librement accepté.
Le Kiddoush ha-Shem, martyre de la gloire de Dieu, est ainsi devenu la réponse exemplaire des Juifs menacés dans leur vie et leur foi par les croisés.
03 mai 1096
Vingt-deux Juifs furent tués à Metz, les croisés et la populace qui les accompagnait attaquèrent les Juifs de Spire, tuant onze d'entre eux.
Samedi 13 mai 1096 - Shabbat 8 Iyar 4856
Les juifs de Spire sont massacrés
Spire, en Allemagne, comptait l'une des plus grandes communautés juives du Saint Empire romain germanique.
Les Juifs de la ville étaient en grande partie des gens qui ont fui les pogroms dans d'autres villes d'Allemagne et d'Europe occidentale pour trouver refuge chez des proches à Spire.
En 1905, le pape Urbain II a appelé à une croisade pour la libération des chrétiens de Jérusalem.
Au bout d'un an, environ 100 000 hommes ont formé une armée et ont commencé leur voyage vers Jérusalem.
Un objectif secondaire de la croisade est de tuer quiconque refuse de se convertir au christianisme. À l'époque, en Europe, cela signifiait les juifs.
Le 8 lyar, la première croisade s'est abattue sur la ville de Speyer et a tué 11 juifs dans le cadre d'une émeute alimentée par des théories antisémites sur l'origine d'une récente épidémie de peste imputée sur la communauté juive.
L'évêque local de la ville, Mgr John, a appelé son armée en réponse et a protégé les Juifs de Spire. Les instigateurs de l'émeute ont été exécutés sur son ordre.
Au cours des années qui ont suivi, les croisades ont eu un impact dévastateur sur les Juifs ashkénazes, beaucoup étant massacrés lorsque des armées croisées arrivaient dans leurs villes.
Ces pillages et meurtres étaient souvent cités comme une vengeance "sur les tueurs du Christ".
Lorsque les croisés trouvaient une communauté juive, les options offertes étaient la conversion au christianisme ou la mort.
C'est à cause de ces options que le terme «Kiddouch Hachem», ou «martyre pour la gloire de Dieu» est devenu l'option que le peuple juif choisirait face à la conversion ou à la mort.
La noblesse et le clergé impliqués dans les croisades étaient passivement contre cette violence, mais «ne souhaitaient pas voir les chrétiens combattre contre les juifs».
Au total, en 1096 en Allemagne, environ 5 000 Juifs ont été tués à cause des croisades, beaucoup de régions entourant Spire comme Worms et Jérusalem.
De nombreux Juifs de Jérusalem ont également été capturés et vendus comme esclaves.
18 mai 1096
Les croisés massacrent les Juifs de Worms
800 juifs sont massacrés par des croisés dirigés par le comte Emich de Flonheim (comte de Flonheim, près de Mayence et chef d’une croisade populaire composée d’allemands qui se signalèrent par les massacres de Juifs qu’ils commirent en Rhénanie.)
Le massacre de Worms est l'une des nombreuses attaques contre les communautés juives perpétrées au cours de la première croisade (1096-1099).
Les soldats du comte Emich de Flonheim arrivent à Worms le 18 mai 1096.
Peu de temps après, une rumeur d'empoisonnement des puits par les Juifs se répandit.
Les Juifs auraient noyé un chrétien et utilisé de l'eau contaminée pour empoisonner les puits de la ville.
L’évêque de Worms tente de protéger la communauté juive locale en l'hébergeant dans son palais épiscopal, mais ce dernier est pris d’assaut huit jours plus tard par les croisés et la population locale.
Au moins huit-cents juifs refusant le baptême y sont massacrés.
Les Juifs étaient à ce moment au milieu de la récitation de la prière du Hallel pour Roch Hodech.
Au total, environ 800 Juifs sont tués à l'exception de quelques-uns qui se suicident ou qui sont baptisés de force.
D'autres villes subissent les massacres de Juifs lors de la poursuite de cette croisade, telles que Mayence, Cologne ou Spire.
18 mai 1096
Les Juifs de Worms sont tous tués sauf quelques-uns qui sont baptisés de force ou qui se réfugient chez l'évêque.
Leurs maisons ont été détruites, et même les cadavres dénudés. Beaucoup se sont tués plutôt que de tomber entre les mains de la foule.
Le palais de l'évêque a été pris d'assaut une semaine plus tard et tous ceux qui s'y trouvaient ont été mis à mort.
On dit que le nombre de tués s'est élevé à 800.
27 mai 1096
A Mayence en Allemagne, au début de la première croisade, Kalonymus ben Meshullam était à la tête de la communauté juive au moment des massacres en Rhénanie.
Il a envoyé un message au Roi Henri IV en Italie, à la suite de quoi celui-ci a promulgué un ordre dans tout son royaume stipulant que les Juifs ne devaient pas être agressés.
Mais néanmoins, et malgré une résistance armée et fougueuse, Kalonymus et 1000 autres personnes se sont suicidés en masse plutôt que de tomber entre les mains de l'ennemi lors du massacre de Worms par acte de kiddush ha-Shem.
27 mai 1096
L’évêque de Worms tente également de protéger la communauté juive locale en l'hébergeant dans son palais épiscopal, mais ce dernier est pris d’assaut par les croisés et les juifs sont massacrés.
Au moins huit cents juifs refusant le baptême y sont massacrés.
Mayence est la ville où le plus grand nombre de Juifs est massacré (environ 1100).
29 mai 1096
En Rhénanie (Allemagne) lors de la première croisade une attaque dirigée par le comte Emicho (Emich de Flonheim) incendie la synagogue (mentionnée pour la première fois en 1093) et le quartier juif de Mayence.
Le comte Emicho (Emich de Flonheim) est le chef d’une croisade populaire composée d’allemands qui se signalèrent par les massacres de Juifs qu’ils commirent au cours de cette année-là.
30 mai 1096
Les croisés attaquèrent de nouveau les maisons et la synagogue des Juifs de Cologne.
Source: Jewish Encyclopedia Vol.4 P.378; 379
25 juin 1096
Massacre des Juifs de Wevelinghofen en Allemagne, lors de la première croisade
27 juin 1096
Les croisés ont atteint Xanten en Allemagne, 60 Juifs ont été tués ou se sont suicidés.
1097
Après s’être illustrée par des pillages et des massacres de Juifs, la croisade populaire est vite transportée par les Byzantins de l’autre côté du Bosphore, où elle est massacrée par les Turcs.
Les barons parviennent à leur tour à Constantinople, et des négociations tendues commencent avec Alexis Comnène.
Arrivés en Anatolie, les Croisés connaissent leurs premières victoires.
1098
Les Fatimides reprennent Jérusalem aux Seldjoukides
Au Nord, les Croisés fondent le comté d’Edesse et prennent Antioche avec difficulté.
Ils ne la rendent pas aux Byzantins comme c’était prévu, provoquant la colère du basileus.
1099
A cause de la présence chrétienne en Palestine qui rend le voyage possible, les Juifs d'Europe manifestent de nouveau leur intérêt pour la terre d'Israël.
Yehouda Halevi, (ben Shmuel ibn Alhassan Halevi), rabbin espagnol, philosophe, médecin et poète séfarade, né à Tudela dans l'émirat de Saragosse vers 1075.
Surnommé le Chantre de Sion.
Auteur du Kuzari, il laisse huit cents poèmes dont les Odes à Sion, à sa mort vers 1141.
Il est le premier à vouloir aller vivre sur la terre d'Israël mais il meurt en route pour Jérusalem.
07 juin 1099
Les croisés atteignent Jérusalem
08 juillet 1099
Pierre l'Ermite fit sa dernière apparition sur le mont des Oliviers.
Il harangua la foule des croisés avant la prise de Jérusalem.
La ville fut prise le 15 juillet 1099.
Ensuite, il n'y a pas de certitude sur son sort.
15 juillet 1099
La croisade atteint son but, Jérusalem
La ville est prise et «purifiée » dans le sang.
Godefroy de Bouillon est élu « avoué du Saint-Sépulcre », mais beaucoup de barons et de pèlerins rentrent en Occident.
Commence la difficile construction des Etats latins d'orient
15 juillet 1099
Lorsque les croisés ont enfin pris d'assaut Jérusalem, ils ont conduit tous les Juifs dans l'une des synagogues et les ont brûlés vifs.
15 juillet 1099
Les croisés assiègent et s'emparent de Jérusalem
Lors de la première croisade, les croisés ont enfin pris d'assaut Jérusalem.
Un terrible massacre s'ensuivit.
Ils ont conduit tous les Juifs dans l'une des synagogues et les ont brûlés vifs.
Les juifs de Jérusalem combattent contre les croisés de Godefroy de Bouillon.
Les croisés rassemblent les survivants juifs et les brûlent vifs dans une synagogue.
Les survivants ont été vendus comme esclaves, certains ont été rachetés par la communauté juive en Italie.
La communauté juive de Jérusalem a pris fin et n'a pas été reconstitué pendant de nombreuses années, mais les centres juifs de Galilée sont restés indemnes.
Les croisés enlèvent aux musulmans la ville de Jérusalem.
Les chrétiens rétablissent l'interdiction aux Juifs d'habiter Jérusalem.
Ils ont quitté l'Europe occidentale trois ans plus tôt pour répondre à l'appel du pape Urbain II et reprendre aux Infidèles (les musulmans) le tombeau du Christ.
Le 15 août 1096, selon les instructions du pape, que les croisés se sont mis en route pour la Terre sainte, sous la direction du légat pontifical Adhémar de Monteil.
Ce « voyage à Jérusalem » ne se différencie à vrai dire des précédents pèlerinages en armes vers la Terre Sainte que par le grand nombre des participants.
Plus de 150 000 soldats au départ (sans doute 15 000 à l'arrivée au terme d'un éprouvant voyage de trois ans).
Après d'extrêmes difficultés, les quatre armées de croisés, ou ce qu'il en reste, atteignent la Syrie et les marches de la Palestine.
Leur progression est facilitée par les rivalités dans le camp ennemi.
Une partie des musulmans font allégeance au calife de Bagdad.
Ceux-là occupent la Palestine et Jérusalem avec des troupes turques.
Mais pendant que ces troupes combattent les croisés à Antioche, en Syrie, les musulmans fatimides d'Égypte profitent de la situation pour attaquer la Palestine.
C'est ainsi que le 26 août 1098, les Égyptiens enlèvent aux Turcs la ville de Jérusalem avec les encouragements des Francs.
L'armée de Raimon de Saint-Gilles arrive la première sans encombre à Bethléem où elle est accueillie par les chrétiens en liesse.
Enfin, le 07 juin 1099, les croisés aperçoivent les dômes de la Ville sainte.
Il faut se préparer à un siège difficile dans la chaleur de l'été.
Heureusement, une escadre génoise amène à Jaffa du matériel de siège et du ravitaillement.
L'attaque commence le 14 juillet mais la garnison égyptienne riposte en incendiant les tours roulantes des croisés avec du feu grégeois, un combustible très puissant.
Le matin du vendredi 15 juillet, Godefroi et son jeune frère Eustache de Boulogne arrivent à s'approcher des murailles à bord d'une tour recouverte de peaux de bêtes fraîchement écorchées et ainsi protégées du feu.
Bientôt des échelles surgies de partout s'adossent aux murailles.
Les défenseurs de la citadelle ont la vie sauve grâce à Raimon de Saint-Gilles qui leur accorde un sauf-conduit jusqu'à la côte.
Mais il n'en va pas de même des habitants qui se sont réfugiés dans les mosquées de l'esplanade du Temple.
Ceux-là sont massacrés malgré les ordres de Tancrède, le neveu de Bohémond de Tarente.
La tuerie a pour effet de pousser à la résistance les villes de la côte qui étaient sur le point de se rendre.
Elle n'a cependant rien d'exceptionnel pour l'époque.
Les Turcs ont par exemple massacré un plus grand nombre de gens lorsqu'ils s'en sont pris à la croisade populaire en 1096 (12.000 tués, dit-on, dans la seule journée du 10 août 1096).
Les Égyptiens eux-mêmes n'ont pas fait de quartier quand ils ont repris Jérusalem aux Turcs le 26 août 1098.
Mais le fait qu'il s'agisse d'un massacre de musulmans et de juifs par des chrétiens et qu'il se produise dans la Ville Sainte va donner lieu à des exagérations chez les chroniqueurs arabes comme chez les Francs.
Voici le récit de la prise de Jérusalem par Raimondo d'Aguilers, avec les exagérations d'usage dans une chronique de ce genre :
«À peine les nôtres eurent-ils occupé les murs et les tours de la ville, alors ils purent voir des choses terribles : certains, et c'était une chance pour eux, étaient décapités, d'autres tombaient des murs criblés de flèches ; beaucoup d'autres enfin brûlaient dans les flammes.
A travers les rues et les places, on voyait des têtes amoncelées, des mains et des pieds coupés ; hommes et chevaux couraient parmi les cadavres. Mais cela n'était rien encore : parlons du Temple de Salomon, où les Sarrasins avaient l'habitude de célébrer leurs cérémonies religieuses. Que s'y était-il passé ? Si nous disions la vérité, nous ne serions pas crus : disons seulement que dans le Temple et dans le portique de Salomon, on avançait avec du sang jusqu'à la hauteur des genoux et des mors des chevaux. Et c'était par juste jugement divin que ce lieu qui avait supporté si longtemps les injures contre Dieu, recevait leur sang. Après la prise de la ville, il était beau de voir la dévotion des pèlerins devant le Sépulcre du Seigneur et de quelle façon se manifestait leur joie en chantant à Dieu un chant nouveau.
Et leur cœur offrait à Dieu vainqueur et triomphant des louanges inexprimables en paroles... »
Contrairement aux attentes, la Ville Sainte revient à Godefroy de Bouillon et non à Raimon IV.
Par humilité, le seigneur lorrain refuse le titre de roi et choisit celui d'« avoué du Saint-Sépulcre » (l'avoué est dans le droit médiéval un laïc qui dirige les propriétés d'un évêque et se bat en son nom quand cela est nécessaire).
En homme pieux, il ne veut pas d'une couronne d'or là où le Christ en avait une d'épines.
12 août 1099
Prise d'Ashkelon par les croisés
Godefroy de Bouillon complète son succès en écrasant une armée égyptienne très supérieure en nombre à Ashkelon.
De cette ville, les croisés ramèneront en Occident... l'échalote (du latin ascolonia cepa, qui signifie oignon d'Ascalon).
Mais le nouvel avoué du Saint-Sépulcre n'arrive pas à s'emparer de la ville d'Ashkelon en raison de l'opposition sournoise de Raimon de Saint-Gilles, qui lui garde rancune de lui avoir volé le titre de roi.
Bientôt, les grands seigneurs repartent, qui vers l'Europe, qui vers sa principauté de Syrie ou du Liban.
Godefroy de Bouillon se retrouve à peu près seul avec ses troupes dans une Palestine encore insoumise et entourée d'ennemis.
Notons que le pape Urbain II est mort quelques jours après la prise de Jérusalem sans avoir eu la satisfaction d'apprendre le succès de son appel.
12ème Siècle
1100-1118
Règne du premier roi de Jérusalem, Baudouin Ier
Il conquiert des places importantes, comme Acre (1104) ou Beyrouth (1110), tout en tenant en respect les contre-attaques turques et fatimides.
En 1115, il fait construire le fameux château de Montréal.
Parallèlement, le roi doit gérer des rivalités internes aux autres Etats latins.
1100
A Angers, capitale du département du Maine-et-Loire en France, et de l'ancienne province d'Anjou.
Les Juifs y résidaient à partir du 12e siècle.
25 décembre 1100
Baudouin de Boulogne, fils d'un comte français, a été couronné roi de Jérusalem après une vague de croisés sanglants déchaîné à travers l'Europe.
Les croisés communautés juives attaquées et massacrées sur leur chemin. Quand ils ont atteint Israël, ils ont écrasé la dissidence et tué des milliers de résidents juifs et musulmans dans la zone.
27 avril 1103 (10 Iyar 4863)
Décès du rabbin Yitzhak Alfasi (alias "le Rif") à l'âge de 90 ans.
Né le 22 avril 1013 au Maroc.
Il a étudié avec Rabbenou Chananel en Tunisie puis il s'est installé à Fès, au Maroc.
Il a vécu à Fès jusqu'à l'âge de 75 ans.
À l'âge de 75 ans, certains de ses ennemis l'ont accusé de trahison et ont informé le gouvernement marocain de l'endroit où il se trouvait.
Alfasi a été contraint de fuir en Espagne.
Lorsqu'il s'est échappé en Espagne, Alfasi a été accueilli avec hostilité par les rabbins de la région.
L'un des rabbins, le rabbin Yitzhak Albalia, n'aimait pas Alfasi dès le premier jour où il l'avait rencontré et critiquait tout ce qu'Alfasi faisait jusqu'à ce qu'il fût sur le point de mourir.
Sur son lit de mort, le rabbin Yitzhak Albalia a dit à son fils d'aller voir le rabbin Alfasi, et de demander pardon pour son père et de demander à être engagé comme l'un de ces étudiants.
Alfasi a accepté et est devenu comme un père pour le fils du rabbin Yitzhak Albalia après la mort de son père.
En Espagne, Alfasi a également établi une Yeshiva qui a produit des rabbins notables tels que le rabbin Judah Halevi et le rabbin Mishe ibn Ezra.
Le rabbin Alfasi est surtout connu pour avoir inauguré l'ère de "Rishonim", ou "Les premiers", une période de 500 ans dans l'histoire juive (1000-1500) qui comprenait des personnalités comme Abravanel, Ramah, Rashba , Ibn Ezra, Maimonide, Nahmanide, Rashi et Rabbenou Tam.
Cette ère du judaïsme rabbinique a produit le Code de la loi juive.
Alfasi a personnellement écrit la première loi juive codifiée connue sous le nom de Sefer HaHalachot, qui était une combinaison de trois sources juridiques différentes.
Maimonide a loué le travail d'Alfasi en disant que c'était ce que l'ère moderne avait besoin de savoir de la loi.
Le rabbin Alfasi est présent dans le Talmud sous l'acronyme de "Rif" (Rabbi Yitzhak Alfasi).
Au cours de sa vie, il a été le principal spécialiste du Talmud en Espagne et a écrit des centaines de réponses sur toutes les questions de code juridique pour les régions d'Espagne et d'Afrique du Nord.
En raison de la chute du deuxième temple de Judée à Jérusalem environ un millénaire avant la vie d'Alfasi, il se concentrait principalement sur la partie de la loi qui restait en pratique en dehors du système du Temple.
C'est son «Sefer HaHalachot» qui est devenu une sorte d'autorité ultime sur certaines décisions juridiques et comment les décisions juridiques devraient être formatées.
L'influence d'Alfasi peut être vue à travers toute l'ère moderne, sa décision affectant toujours la vie juive aujourd'hui.
Alfasi était le rabbin pour établir la prééminence du Talmud babylonien (Talmud Bavli) dans la plupart des prises de décision.
Dans les temps modernes, de nombreuses personnes consulteront Alfasi, Maimonide et Asheri pour tenter de déchiffrer les meilleures pratiques sur les questions juives.
En ce jour, son Yahrtzeit, jour de son décès, nous nous souvenons de l'incroyable vie et du travail de bénédiction du rabbin Yitzhak Alfasi.
De nos jours, la plupart des séfarades apprennent le Talmud en utilisant la méthode d'étude du Rif et longtemps après sa mort (XVIe-XIXe siècles), il est devenu un sujet d'étude majeur pour les Juifs séfarades d'Italie.
L'étincelle de la loi juive vivait à des milliers de kilomètres de chez soi dans un temps et un lieu qui voulaient qu'il l'oubli.
1104
Massacre de juifs lors de la prise de Haïfa.
22 septembre 1104
Consécration de la nouvelle synagogue de Mayence
Les quelques survivants de Mayence, suite au massacre de la première croisade, qui s'étaient réfugiés à Spire regagnèrent leurs anciennes demeures.
Lors de la première croisade, les Juifs de la région du Rhin ont été décimés, on estime qu'environ 4 000 ont été tués ou se sont tués,
13 juillet 1105
Décès de Salomon ben Isaac, Rabbi Chlomo ben Itzhak HaTzarfati dit Rachi de Troyes à Troyes.
Rabbin et vigneron.
Né le 28 février 1040 à Troyes.
Il est sans nul doute la grande figure qui domine la seconde moitié du XIème siècle, ainsi que toute l'histoire rabbinique de France.
Il incarne le « génie » du judaïsme de la France du Nord.
De son vivant, Rachi fut l’auteur d’une loi autorisant les convertis de force à revenir au judaïsme.
Son commentaire du Talmud, qui fut le produit d'un travail colossal, et qui éclipsa les ouvrages semblables de tous ses prédécesseurs, par sa clarté et sa justesse rendit facile l'étude de cette vaste compilation, et devint bientôt son complément indispensable.
1108 Contexte historique
Début du règne de Louis VI le Gros
1108
Massacre de Tolède
Quand Alfonso X a pris Tolède aux Arabes, il a reconnu la position des Juifs en leur accordant une pleine égalité avec les chrétiens.
Mais des frictions s'élevèrent bientôt entre les membres des deux religions et il y eut un massacre des Juifs en 1108, au cours duquel Salomon ibn Farissol fut assassiné.
1115
Décès de Pierre l’Ermite
1er prédicateur des croisades, c’est par lui que revient l’accusation de déicide.
Les premières bandes de croisés arrivèrent à l'extérieur de Cologne le 12 avril 1096.
Pendant un mois, ils laissèrent les Juifs en paix, parce que les Juifs de France avaient remis à Pierre l'Ermite une lettre demandant aux communautés juives qu'il traversait au cours de son voyage de le ravitailler et ses partisans avec toute la nourriture dont ils avaient besoin en échange de l'engagement de Pierre d'user de son influence en leur faveur.
Cependant, la foule croissante des croisés, qui dépassa toutes les espérances, et la frénésie religieuse précédant le départ de l'armée induisirent rapidement un changement d'humeur qui rendit inefficace l'influence de Pierre l'Ermite.
Conscients du danger inhérent à la situation, les dirigeants de la communauté de Mayence dépêchèrent à la hâte une délégation auprès de l'empereur Henri IV, qui écrivit immédiatement aux princes, évêques et comtes de l'empire pour leur interdire de nuire aux Juifs.
Godfrey lui-même a répondu qu'il n'avait jamais eu une telle intention.
Pour leur plus grande sécurité, les communautés de Cologne et de Mayence lui firent don chacune de 500 pièces d'argent, et il promit de les laisser en paix, ce qu'il fit.
1118-1131
Règne de Baudouin II de Jérusalem
Il tente de continuer l’œuvre de son prédécesseur, mais connaît des difficultés, étant même fait prisonnier en 1123.
1120
Calixte II, est le 162ème pape de l'Église catholique (1119-1124) publie la bulle « Sicut Judaeis », la charte des Juifs romains.
Destinée à protéger les juifs ayant souffert durant la Première Croisade, au cours de laquelle plus de cinq mille juifs étaient massacrés en Europe.
Les mots Sicut Judaeis (En ce qui concerne les juifs) ont d'abord été utilisés par le pape Grégoire Ier (590-604), dans une lettre adressée à l'évêque de Naples.
Déjà, le pape soulignait que les juifs avaient le droit de « jouir de leur liberté légitime ».
La bulle interdit, entre autres choses, aux chrétiens de contraindre les juifs à se convertir, ou de leur nuire, ou de prendre leurs biens, ou à troubler la célébration de leurs fêtes, ou d'interférer avec leurs cimetières, sous peine d'excommunication.
14 février 1130
Le cardinal juif Pietro Pierleoni élu anti-pape Anacletus II.
25 décembre 1137
Couronnement en la cathédrale de Bourges de Louis VII dit « le jeune ».
Louis VII a été accusé par un historien contemporain d'avoir été ému par la cupidité.
Il montre une relative tolérance envers la communauté juive, à l'exception des Juifs convertis puis qui revienne à leur ancienne croyance vis-à-vis desquels il fait preuve d'une extrême dureté.
Louis VII est même accusé d’avoir offensé Dieu par la protection qu’il accorda aux juifs.
En effet, on peut voir aux Archives Nationales de France à Paris, un Édit datant de 1144, du roi des Francs, Louis VII, bannissant du royaume les Juifs « relaps » sous peine de mutilation ou de mort.
Le pape Alexandre III dans une lettre à l'archevêque de Bourges (1179) lui adressa le même reproche
1141
Décès à Jérusalem de Yehuda Halevi, poète, rabbin, écrivain et philosophe auteur du Kuzari.
Né en 1075 à Tudela dans l’émirat de Saragosse, royaume musulman indépendant situé à l’est de l’Espagne.
Auteur du Kuzari, classique de la philosophie juive médiévale.
1141
Décès de Rabbi Yehouda ben Shmuel ibn Alhassan Halevi, ou Yehouda Halevi, rabbin, philosophe, médecin et poète séfarade, né à Tudela dans l'émirat de Saragosse vers 1075, surnommé le Chantre de Sion.
Auteur du Kuzari, il laisse huit cents poèmes dont les Odes à Sion.
Il rêve de la restauration de Jérusalem et prie pour la venue du Messie censé la relever de ses ruines, qu'il prédit pour 1130.
Partisan du retour à Sion, Yehouda Halevi arrive à Alexandrie où la communauté juive l’accueille chaleureusement, puis au Caire où il meurt en 1141 avant d’avoir pu s’embarquer pour la Palestine.
La légende le fait mourir aux portes de Jérusalem sous les sabots d'un cavalier