De 629 à 743

De 629 à 743

18 octobre 629

Début du règne de Dagobert 1er

Dagobert ordonne aux Juifs de l'empire franc d'accepter le baptême ou d'émigrer.

Roi de France (602-638).

Afin d'imiter le zèle religieux d'Héraclius et de Sisebut, les dirigeants des empires byzantin et gothique occidental, qui persécutaient les Juifs, Dagobert décréta, que les Juifs qui n'étaient pas convertis au christianisme à une certaine date devaient soit quitter ses domaines ou être mis à mort.

"Beaucoup ont changé de foi à cette époque, tandis qu'un grand nombre ont été tués par l'épée".

Le roi Dagobert proposa de chasser de ses domaines tous les Juifs qui n'accepteraient pas le christianisme.

Il fut incité à cette démarche par Héraclius, empereur d'Orient, à qui l'astrologie avait prédit la destruction de son empire par un peuple circoncis.

 

21 mars 629

Héraclius rapporte la Vraie Croix à Jérusalem

L'empereur byzantin Héraclius, en latin Flavius Héraclius Augustus, né en 575 et mort le 11 février 641, est un empereur romain d'Orient de 610 à 641.

Il est le fondateur de la dynastie des Héraclides qui règne sur l'Empire pendant plus d'un siècle (610-711). 

L’empereur Byzantin Héraclius fait une entrée triomphale à Jérusalem ramenant la Relique de la «Vraie Croix».

Suite à une campagne victorieuse contre les Perses de la dynastie sassanide, marquée par la victoire de Ninive, l'empereur byzantin Héraclius rapporte la Vraie Croix à Jérusalem.

Cette relique aurait été découverte en 325 dans la Ville sainte, à l'occasion de travaux organisés par l'évêque Macaire et en présence de Hélène, mère de l'empereur Constantin le Grand.

Elle était devenue l'objet d'une dévotion très forte chez les orthodoxes.

Elle sera plus tard enlevée par le sultan Saladin aux Croisés, avant de s'évanouir à jamais.

Sous la pression de l'Église, il publie un décret d’expulsion des juifs de Jérusalem et ses environs.

Beaucoup ont été tués et ont fui.

 

630

Deuxième expulsion des juifs de France
Du règne de Dagobert à celui de Pépin le Bref, aucune mention des Juifs n'est trouvée.

Sauf dans le sud de la France, qui s'appelait alors la « Septimanie » était une dépendance des rois wisigoths d'Espagne, les Juifs continuèrent à habiter et à prospérer.

Dagobert avait déjà en 629, demandé aux Juifs de Paris qui habitaient la « rue de la juiverie » de se convertir.

En 631, Dagobert 1er, accompagné à Orléans par Pépin de Landen, son fils Sigebert est baptisé par l'évêque Amand et Caribert II.

Il signe un traité de « Paix Perpétuelle » avec l'empereur byzantin Héraclius.

Sur les conseils de ce dernier, il fait baptiser tous les juifs de son royaume.

Devant leur refus ce fut l’expulsion en 633 alors qu’arrivaient depuis quelques années d’Espagne, les expulsés du roi wisigoth Sisebut (expulsion de 615).

 

631

Sur les conseils de l'empereur byzantin Héraclius, Dagobert 1er fait baptiser tous les juifs de son royaume.

 

08 juin 632 Contexte historique

Mort de Mahomet

Le rocher d'où se serait envolé le Prophète, aujourd'hui révéré par les musulmans, est le même que celui sur lequel, Abraham a manqué de sacrifier son fils Isaac.

C'est autour de ce rocher, sur le mont Moriah, que les juifs ont édifié leur Temple, lequel a été détruit une première fois par Nabuchodonosor puis une seconde fois par Vespasien.

Après leur conquête de Jérusalem, les musulmans ont édifié un monument, le « Dôme du Rocher », sur l'esplanade du Temple juif.

A l'exact lieu le plus saint de la religion juive.

Depuis, cette construction du Dôme du Rocher à Jérusalem par les musulmans, Jérusalem est considérée sainte pour les trois grandes religions monothéistes.

 

05 décembre 633

Quatrième Concile de Tolède, dans le royaume wisigoth, aujourd'hui l'Espagne.

Le concile eut lieu dans l’Église Sainte-Léocadie de Tolède, présidé par l'évêque Isidore de Séville.

Il interdit la conversion forcée des juifs tout en obligeant ceux qui ont été baptisés contre leur gré de demeurer chrétiens.

Il prend donc des mesures sévères contre ceux qui retourneraient dans leur ancienne foi.

 

634

Commencement de la conquête arabe

La conquête par les Arabes d'Omar paraît avoir bien été accueillie par les Juifs.

Après la prise de Jérusalem entre 635 et 638, Omar autorise soixante-dix familles juives de Tibériade à s'y installer dans le quartier dit des « Détritus », car il avait assigné aux Juifs la responsabilité de la propreté du mont du Temple.

Le statut de dhimmi que leur octroie le pacte d'Omar (VIIe siècle ou VIIIe siècle) est un progrès par rapport au code de Justinien.

 

637 Contexte historique

Début du règne de Clovis II

 

637 Date à retenir

Premier signe de distinction pour les juifs, le pacte d’Umar

Jérusalem tomba entre les mains d'Umar le calife.

Les forces musulmanes s'emparent aussi de Césarée.

Il fit un traité dit de tolérance qui fait des non-musulmans monothéistes des sous-hommes avec notamment obligation de porter un signe vestimentaire distinctif.

Celui des Juifs est jaune.

Les quelques 100 000 Juifs de la ville sont forcés de respecter le pacte d'Umar.

Continuant à prier tranquillement, sans construire de nouvelles synagogues ni empêcher les Juifs de se convertir à l'islam.

Les Juifs se voyaient également interdire de monter à cheval et d'occuper des postes judiciaires ou civils et étaient obligés de porter une tache jaune pour identification.

Conquête de Jérusalem par Omar ibn al-Khattâb (584-644), compagnon de Mahomet.

Il autorise 70 familles juives seulement à s'installer.

« Vos vies seront épargnées, vos biens protégés, vos églises respectées aussi longtemps que vous paierez le tribut », déclare le calife.

Il ne reste sur place que le mur des lamentations, qui est respecté lors de la construction du Dôme du rocher puis de la mosquée Al-Aqsa érigés sur les ruines du temple juif.

Le pacte d’Umar est présenté comme un accord de paix.

Considéré comme fondateur du concept de "Dhimmitude".

Omar Ibn al-Khattâb, est l'un des quatre premiers successeurs de Mahomet.

- Nous ne construirons pas dans nos villes ou dans les alentours de nos villes des églises, des couvents ou des refuges pour les ascètes ; ni ne restaurerons, dans la nuit ou durant le jour, ces sites qui s’écrouleront et qui se situent dans les quartiers musulmans.

- Nous laisserons les portes de nos maisons ouvertes pour les passants et les voyageurs.

Nous accueillerons les musulmans qui passent chez nous pendant trois jours.

- Nous n’abriterons pas dans nos églises ou dans nos habitations d’espions, ni ne les cacherons des musulmans.

- Nous n’enseignerons pas le Coran à nos enfants.

- Nous ne manifesterons pas notre religion publiquement et nous ne procéderons pas à propager notre religion (prosélytisme) et nous n’empêcherons pas quiconque des nôtres de se convertir à l’islam, si c’est leur volonté.

- Nous montrerons tout le respect envers les musulmans et nous leur offrirons notre siège s’ils désirent s’asseoir.

- Nous ne tenterons pas d’imiter les musulmans : habits, toques, turbans ou arrangement de cheveux.

- Nous n’adopterons pas leur style dans l’écriture, et nous ne prêterons pas leurs appellations.

- Nous ne chevaucherons pas des juments ni des chevaux.

- Nous ne porterons pas d’épée ni ne posséderons ni ne porterons des armes.

- Nous n’emploierons pas de lettres arabes pour nos sceaux.

- Nous ne vendrons pas de boissons alcoolisées.

- Nous inclinerons nos têtes devant les musulmans.

- Nous porterons toujours le même habit et de la même façon dans tous les endroits, et notre ceinture sera tenue par une cordelière.

- Nous n’élèverons pas nos voix lorsque nous accompagnerons nos morts, et nous ne prierons pas à haute voix dans les lieux visités par les musulmans ou dans les lieux publics, et nous n’inhumerons pas nos morts près des cimetières musulmans.

- Nous ne prendrons pas d’esclaves qui étaient avec des musulmans.

- Nous ne mettrons pas la croix et nos livres sur les chemins empruntés par les musulmans.

- Nos demeures ne devront pas surplomber des demeures musulmanes.

Ces conditions ont été signées par nous et nos frères dans la religion pour obtenir la paix.

Dans le cas de non-observation de l’une de ces clauses, nous ne serons pas traités comme les gens du Livre (dhimmites) et nous mériterons la punition infligée à l’ensemble de la population.

 

19 janvier 639 Contexte historique

Début du règne de Sigebert III

Roi des Francs d’Austrasie & Début de règne de Clovis II

Roi des Francs de Neustrie et des Burgondes

 

04 novembre 644 Contexte historique

Le calife Omar est assassiné dans la mosquée de Médine par un esclave persan de confession chrétienne (certaines sources datent cet événement du 3 novembre 644).

En dix ans de règne, il a toutefois eu le temps de lancer l'islam à la conquête de l'Orient méditerranéen et de jeter les bases d'un nouvel empire.

Avant de mourir, en 634, le vieil Abou Bekr, premier « calife » remplaçant du Prophète, a désigné Omar ibn al-Khattab pour lui succéder.

Issu d'une famille obscure de La Mecque, Omar s'était rallié tardivement à Mahomet après l'avoir violemment combattu.

A la mort du prophète Mahomet en 632, son intervention avait permis de maintenir l'unité des musulmans autour d'Abou Bekr.

Énergique quadragénaire, Omar s'octroie le titre de « Commandeur des Croyants » Amir al Mou'mimin, établit les règles de la théocratie musulmane et fait débuter le décompte des années à l'Hégire.

Après la rapide occupation de la Syrie byzantine et de Jérusalem par ses troupes, en 638, le calife va sans tarder prier sur l'esplanade du Temple, à l'endroit d'où le prophète Mahomet se serait envolé au ciel.

Il ordonne la construction d'une mosquée, le « Dôme du Rocher », sur l'esplanade du Temple juif, puis lance ses troupes à l'assaut de l'Égypte comme de la Perse sassanide.

L'une et l'autre sont soumises en 642.

Selon une tradition tardive et donc très incertaine, qui remonte au XIIe siècle, le patriarche chrétien de Jérusalem aurait fait allégeance au calife Omar quand celui-ci assiégeait la ville et son acte de soumission, le « pacte d'Omar », aurait inspiré le statut de protégé (dhimmi en arabe) propre à tous les « gens du Livre » (la Bible) en terre d'islam (dar al-islam).

Il semble en fait que le statut de dhimmi, qui concerne les juifs et les chrétiens, soit né progressivement des besoins de la conquête : interdiction du port d'arme, impôt de capitation particulier (jizya) etc.

La mort brutale du calife Omar, à 55 ans, compromet les rapides succès des musulmans.

En l'absence de successeur désigné, les antagonismes familiaux se réveillent et déchirent la communauté. C'est finalement un gendre du prophète, du nom d'Othman, qui succède au calife assassiné.

Le nouvel élu appartient à une riche famille de la ville sainte de La Mecque, les Omeyyades, et figure parmi les premiers disciples de Mahomet.

Dans l'une de ses nouvelles visions, Mahomet se voit transporté pendant son sommeil à Jérusalem puis de là, un cheval ailé du nom de Borak l'aurait hissé jusqu'au ciel avant de le ramener dans son lit.

Le récit de ce voyage nocturne fait que Jérusalem est devenu la troisième ville sainte de l'islam, après La Mecque et Médine...

 

655 Contexte historique

Début de règne de Clotaire III

 

668 Contexte historique

Début de règne de Childéric II

 

670

Arrivé des premiers arabes en Afrique du Nord et implantation de l'islam.

Tentatives vaines de Mahomet pour les convertir.

Les juifs devront alors se soumettre à des restrictions, surtout porter un signe distinctif jaune pour se différencier et bleu pour les chrétiens.

Mais contrairement à l’Europe les juifs ont libres accès à la propriété.

 

674 Contexte historique

Début de règne de Thierry III

 

675 Contexte historique

Début du règne de Clovis III, roi des Francs d'Austrasie

 

689

Sous Charlemagne, date de la plus ancienne inscription juive connue relative à la France est celle de Narbonne.

Les Juifs  de Narbonne, principalement marchands, étaient populaires parmi le peuple, qui se révoltait souvent contre les rois wisigoths.

 

691 Contexte historique

Début du règne de Clovis IV, roi des Francs

 

692

Construction du Dôme du rocher par le Calife Abd al-Malik sur les ruines du second temple.

 

693

16ème Concile de Tolède

Par ce Conseil il est imposé un large éventail de restrictions à la communauté juive locale.

 

09 novembre 694

Sous le règne du Roi Egica, le dix-septième concile de Tolède s'est tenu à Tolède, dans le royaume Wisigothique, l'actuelle Espagne.

Ce fut le troisième concile sous son règne et ce concile visait, comme le XVIe concile de Tolède, les Juifs dont le roi semble avoir eu une profonde méfiance et aversion.

Par ce Conseil, il est imposé un large éventail de restrictions à la communauté juive locale.

 

695 Contexte historique

Début du règne de Childebert IV, roi des Francs

 

 

8ème Siècle

08ème Siècle

Sous Charlemagne (771-814), au tribunal, les Juifs doivent prêter serment selon une formule humiliante, appelée "more Judaïco".

 

709

Conquête de l'Afrique du Nord par les arabes.

Des juifs sont déjà présents.

 

711 Contexte historique

Début du règne de Dagobert III, roi des Francs

 

11 juillet 711 Contexte historique

Les musulmans attaquent et s’emparent de l’Espagne avec succès

Les disciples de Mahomet, au nombre de quelques centaines, défont les troupes de Rodrigue, le roi wisigoth qui règne sur l'Espagne chrétienne.

Si modeste qu'elle soit, cette bataille de Guadalete va livrer aux musulmans la plus grande partie de la péninsule ibérique pour près de sept siècles.

Fin du royaume wisigoth

Les Wisigoths, une tribu germaine venue d'au-delà du Rhin trois siècles plus tôt, avaient d'abord créé un royaume autour de Toulouse.

Ils en avaient été chassés par Clovis et ses Francs et s'étaient dès lors repliés sur la péninsule espagnole.

Au fil du temps, ils avaient fait de la péninsule un royaume chrétien relativement prospère.

Mais après la mort du dernier grand roi wisigoth, Wamba, en 680, l'Espagne wisigoth se fragmente, en proie à des luttes claniques liées au caractère électif de la monarchie (comme dans la plupart des royaumes barbares, les successeurs des souverains défunts sont élus par l'assemblée des nobles).

L'un de ses successeurs, Wittiza, a pris la précaution d'associer au trône son fils Agila, mais à sa mort en 710, un clan rival élit un autre prétendant, Rodéric (ou Rodrigue).

Agila appelle à l'aide un seigneur établi sur l'autre rive de la Méditerranée, l'émir de Tanger Mousa ibn-Nocair.

Il sait qu'il a une manière quelque peu différente d'adorer Dieu mais n'y voit rien à redire.

La chose est moins surprenante qu'il y paraît car les chrétiens d'Occident ont encore à cette époque une notion très floue de l'islam et le voient plutôt comme une secte chrétienne que comme une religion rivale.

Mousa ibn-Nocair ne se fait pas prier et envoie à son nouvel ami un corps d'armée commandé par un jeune chef berbère latinisé et fraîchement converti à l'islam, Tarik ibn Zyad.

C'est ainsi que le 30 avril 711, 7 000 guerriers débarquent en Espagne.

Ce sont essentiellement des Berbères mais aussi des Arabes et des Syriens, musulmans, chrétiens ou juifs.

Le lieu du débarquement est un rocher qui prendra le nom de Gibraltar (d'après l'arabe djebel al Tarik, la « montagne de Tarik »).

Tirant parti de l'impopularité des Wisigoths et faisant peu de cas d'Agila, les musulmans s'emparent sans difficulté d'Algésiras et s'avancent vers Cordoue et l'intérieur des terres.

Ils se heurtent bientôt à l'armée du roi Rodrigue.

La rencontre est dite bataille de Wadi Lakka par les chroniqueurs arabes et bataille de Guadalete par les historiens espagnols.

Mais l'incertitude plane sur sa localisation exacte. Soit sur les rives du Guadalete, un fleuve qui se jette dans la baie de Cadix, soit sur celles du fleuve Guadarranque, soit encore sur les bords de la lagune La janda, traversée par la rivière Barbate.

Bien que les Wisigoths soient supérieurs en nombre aux envahisseurs, la victoire revient à ces derniers suite à la trahison des deux frères de Rodrigue.

Le roi lui-même périt dans l'affrontement.

Tarik n'a plus beaucoup de mal à s'emparer des villes méridionales, à commencer par Séville, qui est détruite faute d'avoir accepté de se rendre.

Instruites par cet exemple, les autres villes, comme Cordoue et Grenade, capitulent sans se faire prier. Les habitants chrétiens et juifs ont la vie sauve, conservent leurs biens, leurs lois et leur foi, mais sont soumis à un impôt supplémentaire en leur qualité de dhimmis (« protégés »).

Il est rapidement rejoint par l'émir Mousa, accompagné de 18 000 hommes et désireux de s'approprier le festin.

Authentique Arabe, l'émir entre rapidement en conflit avec son ancien serviteur. Les deux hommes sont invités à s'expliquer devant le calife, à Damas, en 715, et de ce moment, on perd la trace de Tarik ibn Zyad.

La conquête ne s'arrête pas pour autant.

Les vainqueurs soumettent rapidement la plus grande partie de l'Espagne.

En quelques années, la résistance Wisigoth est balayée.

Elle ne subsiste que dans quelques vallées isolées de la chaîne cantabrique, à l'extrême nord de la péninsule.

Les envahisseurs, dans la foulée, traversent les Pyrénées et occupent la Narbonnaise.

Mais ils se heurtent à Toulouse, en 721, au duc d'Aquitaine.

La victoire de ce dernier redonne courage aux Wisigoths réfugiés dans la chaîne cantabrique. Leur chef élu, Pélage (ou Pelayo), bat les musulmans à Covadonga, près d'Oviedo, dès l'année suivante.

Cette bataille symbolisera beaucoup plus tard le début de la reconquête de la péninsule par les chrétiens (la « Reconquista »).

Une pause dans l'avancée de l'islam

Après leur occupation de l'Espagne et leur incursion en Gaule en 732 (bataille de Poitiers), les musulmans marquent une pause dans leurs conquêtes en Occident comme en Orient où leurs offensives se brisent à deux reprises sur les murailles de Constantinople, la prestigieuse capitale de l'empire byzantin, en 673-677 et 717.

Leur progression reprend vers l'Asie centrale deux siècles plus tard, à l'initiative des Turcs et non plus des Arabes.

 

715 Contexte historique

La mosquée “El Aqsa” est construite à Jérusalem

 

716 Contexte historique

Début du règne de Chilpéric II, roi des Francs de Neustrie et des Burgondes.

 

717

Le calife Umar ben Abd al-Aziz édicte le « pacte d’Umar » qui impose aux juifs à porter des clochettes et à arborer l'image en bois d'un veau. 

 

717-720

1er distinction vestimentaire obligatoire pour les juifs

L'introduction d'une marque pour distinguer les personnes n'appartenant pas à la confession religieuse de la majorité ne trouve pas son origine dans la chrétienté, où elle s'est ensuite radicalement imposée, mais dans l'islam.

Le calife Omar II, et non Omar Ier, comme on le dit parfois, a été le premier souverain à ordonner que tout non-musulman, le dhimmi, porte des distinctions vestimentaires, (appelées giy?r, c'est-à-dire des signes distinctifs) d’une couleur différente pour chaque groupe minoritaire.

 

721 Contexte historique

Début du règne de Thierry IV de Chelles,  roi des Francs.

 

09 juin 721 Contexte historique

Les Arabes sont arrêtés à Toulouse

Le duc Eudes d'Aquitaine inflige une sévère défaite aux musulmans.

Sa victoire porte un coup d'arrêt à l'expansion de l'islam en Occident, tout juste, dix ans après le franchissement du détroit de Gibraltar par les premiers musulmans.

 

722

L'année 722 marque le début traditionnel de la Reconquista.

Cela correspond à la première victoire des forces chrétiennes contre les troupes musulmanes arabo-berbères lors de la victoire asturienne de Covadonga.

Le 02 janvier 1492 marque la fin traditionnelle de la Reconquista dans l'actuelle Espagne, lorsque les « Rois catholiques » prennent le dernier bastion musulman à Grenade.

La Reconquista se déroule sur huit siècles.

 

25 octobre 737

Charles Martel repousse l’attaque des musulmans

Charles Martel, après un fabuleux siège de Narbonne, qui oppose le Royaume des Francs contre le Califat Omeyyade, récompensa les Juifs pour la part qu'ils avaient prise à la reddition de la ville.

Il leur céda, pour leur usage personnel, une partie de la ville, et leur accorda le droit de vivre sous un « roi juif », comme les Sarrasins vivaient sous un roi sarrasin.

Meïr, fils de Simon de Narbonne en 1240, dans son "MilHemet MiHwah" raconte "C'est un fait bien connu qu'au siège de Narbonne, le chef des Francs Charles Martel, ayant eu son cheval tué sous lui, aurait été tué lui-même sans un juif qui mit pied à terre et donna au roi son cheval au prix de sa propre vie, car le juif a été tué ensuite par les Sarrasins."

Le quartier juif de Narbonne s'appelait « Ville Nouvelle ».

Cette fabuleuse histoire nous ai confirmée par deux écrivains hébreux, Abraham ibn Daud de Tolède au 12ème siècle et Meïr ben Siméon de Narbonne en 1240.

Malheureusement nous ne connaîtrons probablement jamais le nom de ce héros juif, mais on peut dire sans risque, qu’il s’agit du premier juif mort pour la France.

 

742

Charlemagne, empereur français du Saint-Empire romain, a protégé et contribué au développement de la culture juive dans son royaume, considérant les Juifs comme un atout.

 

743 Contexte historique

Début du règne de Childéric III

 

 

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